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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 15:47

L'hiver s'en va à petits pas...

Comme je fus récemment interpelé par un adjoint au maire me reprochant de parler en public sans savoir les tenants et les aboutissants de la médiathèque et m'invitant à parler de "ce genre de choses" en privé, dans son bureau, c'est avec une troisième chanson sur ladite médiathèque que je me présentai devant le peuple des rues du centre-ville. Comme dirait l'autre, il n'y a rien de pire chez les ovins que l'auto-censure moutonnière gentiment suggérée par les bergers qui les tondent.

 

Chez patati et patata, du monde, dont une nouvelle arrivante ravie d'avoir des nouvelles culturelles et de rencontrer le crieur public. Ma chanson, un extrait de plaisir d'amour de Martini, a du succès.

 

Plaisir d'amour

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.
J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie.
Elle me quitte et prend un autre amant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.

Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t'aimerai, me répétait Sylvie,

L'eau coule encore, elle a changé pourtant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie...

Son auteur : Jean-Pierre Claris de Floriant.
Son compositeur : Jean-Paul-Égide Martini né Johann Paul Aegidius Schwarzendorf.
(1785)

 

Pour la médiathèque, j'ai fait appel à Mike Brant et son interprétation de "qui saura ?"

 

Vous dites que la culture vous inonde

Vous cliquez 10000 fois à la seconde

J'aimerais bien vous croire mais hélas je sais combien

Presque toujours vous avez cliqué pour rien :

 

Cliquez pas, cliquez pas, cliquez pas !

Un jour une médiathèque arrivera

Avec des gens armés pour

Prouver encore et toujours

Que penser n'est pas cliquer

Non, cliquez pas...

 

C'est l'occasion d'évoquer le suicide de la vedette et la tristesse de ses admiratrices d'alors.

Les annonces culturelles sont peu nombreuses, certainement à cause des vacances. L'exposition d'artistes féminines, à cette période de précélébration de la femme, intéresse.

 

Les annonces humoristiques plaisent :

 

Cause révolutions en Afrique du Nord, ancien du groupe Occident cherche repentis comme lui pour monter le groupe Orient.

 

Cause crise de la cinquantaine, homme échange livre ancien "les malheurs de Sophie" contre DVD de Sophia Loren jeune.

 

 

Chez Rémy, la vie est belle. Je rencontre un joueur de jeu de rôles. Il recherche des plumes pour la calligraphie.

Plusieurs touristes s'arrêtent. Les habitués passent et me sourient. Une poignée de ciotadens m'écoutent un instant.

 

Place Sadi carnot, il fait beau. Je parle devant une dizaine de personnes. On me dit qu'il va pleuvoir si je chante Martini. j'ai droit à quelques applaudissements.

 

Carrefour de l'horloge, j'ai un nouvel afficionado qui me félicite, me dit que les Lillois acclamment leur crieur public et que je devrais être acclamé vu le travail que je fais, et m'accompagne jusqu'à la rue du Maréchal Foch via le square Bouissou. Comme d'habitude, j'ai le public des terrasses plus quelques curieux.

 

Le square Bouissou est toujours aussi vide.

 

Ma boucherie étant fermée rue du maréchal Joffre, j'opte pour "goûter l'Italie" à côté. Les sept personnes préfèrent la chanson. Je vois Annie qui me rejoindra plus tard au Grand Portique et se montrera intéressée par les ateliers d'écriture.

 

Au Tropiques café, Mike Brant a toujours du succès auprès des femmes.

 

Je rencontre Fatima devant la maison des associations. Elle me parle de la journée de la femme où j'irai dire un poème et une chanson écrites par des femmes. Je cherche  un endroit sur le marché où m'exprimer, mais ce n'est pas encore le moment, et puis j'aimerais bien un lieu fixe.

 

Je termine par mes deux boulangeries. Chez Lévêque,une nouvelle ciotadenne note tout ce que je dis. Chez Tomas, nous refaisons le monde longuement et nous parlons de la ciotadine-gâteau, pâtisserie poème pendant le Festival de Poésie Partagée. Auparavant, sur le long parcours de la place Evariste Gras au Boulevrad Bertoulucci en face du collège Jean jaurès, j'ai été harangué par deux dames me prenant pour un lutin. Elles sont ravies de connaître le crieur public et promettent de me donner des annonces "plutôt des coups de gueule que des déclarations d'amour". Si je déduis une conclusion de tous les propos entendus aujourd'hui auprès de la gent féminine, la déception sentimentale l'emporte sur l'optimisme... vivement le 8 mars !

 

 

 

 

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