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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:09

Mardi 22 novembre, je me suis trituré les méninges pour trouver une chanson. Celle que j’ai finalement choisie nécessitait trop de temps. Vous l’aurez donc la semaine prochaine.

Cependant, suite à la grève des poubelles, j’ai voulu célébrer d’un poème cet épisode ordinaire de notre monde d’appels d’offres et de mieux-disant, où le salarié ne retrouve que rarement son compte :

 

POEME

 Du crieur lui-même !

Novembre à La Ciotat

A des airs de poubelle

Le pauvre a ses tracas

Le riche ses rebelles

Les rats ont le pouvoir

En costume le jour

En griffe à la nuit noire

Du grand roi triste cour

 

Sur la côte d’azur

Ca sent l’argent facile

Prélevé sur blessures

Fin de mois difficiles

 

Sur la côte de rien

Le bourgeois s’interroge

Quel moderne vaurien

Fera tomber la toge ?

 

Les voisins se querellent

Et la noce attendra

Novembre à La Ciotat

A des airs de poubelle.

 

Cela sera la base des discussions principales. Apparemment, nombre de gens sont renseignés. Les éboueurs ne sont plus payés, ou ils sont moins payés ; leur entreprise a envoyé (je confirme, j’étais là dans la rue Vignol lorsque cela s’est produit) des camions pour casser la grève et les grévistes les ont renvoyés d’où ils venaient.

Il y a bien quelques personnes pour dire qu’il est scandaleux de laisser les poubelles et les rats envahir les rues, mais la plupart aimerait en savoir plus sur le contrat et les motivations de l’entrepreneur voyou. Car tout le monde s’entend pour dire que c’est un travail bien utile, éboueur !

Cette semaine est marquée par l’annonce de la superproduction des Pénitents bleus, Louis Sciarli, « le photographe du vrai », que j’irai questionner sur le sujet. Il y a aussi le concours de photographies de la galerie Léo Lagrange à l’Escalet, la conférence de l’association IRIS au CIQ Saint-Jean, la nuit des sports et la soirée « femme solidaires », ainsi qu’un insolite 70ème anniversaire de Pearl harbour, le festival Emile Ripert et, d’une énorme importance, le marché aux jouets de Noël qui a lieu ce samedi 26 novembre, alors que, d’ordinaire, c’est en décembre. Après les poubelles, c’est cette annonce qui aura le plus de succès.

Chez mestre Rémi, 33 rue des Poilus, les sourires commencent, également dûs à mes deux blagues du jour :

Suite au record mondial de la dette publique par les Etats-Unis d’Amérique, qui vient de dépasser les 15000 milliards de dollars, les gouvernements grecs et italiens auraient proposé leurs services pour la ramener à un niveau raisonnable.

 

Suite à la proposition de Yannick Noah de légaliser le dopage, Lance Amstrong, Floyd Landis, Alberto Contador et bien d’autres ont décidé de constituer une ligue pour un sport digne (LSD).

Place Sadi Carnot, malgré le peu de monde, j’ai droit à l’assentiment du public.

Ce sera le carrefour de l’horloge qui me donnera le plus grand réconfort, et où la discussion sera la plus animée, avec une dame qui propose d’aller chercher des chômeurs pour faire le travail des éboueurs !

Comme le Père Noël a envahi a moitié le square Bouissou, je dédie mes mots à une charmante demoiselle de chez Kaan.

Ma boucherie (du maréchal Joffre) m’attend les bras ouverts. Le poème est très bien reçu. Ma proposition d’aller déposer nos poubelles à Ceyreste fait rire la plus grande partie de l’assistance, mais je jurerai que certains vont s’y rendre dès ce soir…car à Ceyreste, il n’y a pas la grève ! C’est un Ceyresten qui me l’a dit.

Le marchand de légume étant absent, mon public est moins nombreux à l’angle de la rue Joffre et de la chapelle sainte Anne, mais toujours aussi enthousiaste. La ligue pour un sport digne plaît beaucoup.

Passons par la bibliothèque où un jeune homme me promet de remplir la boîte aux lettres du crieur, puis la boulangerie Thomas où une demoiselle s’enflamme pour le concours de photos. Il reste le marché avenue Géry, où j’ai trouvé une bonne place, avec des clients et des forains qui ont du répondant, et je termine par la boulangerie Tomas qui croule sous les dominos Astérix. Mais vous pouvez y aller pour des échanges, encore !

Et voici le clou du spectacle, une photo en réponse à mon poème envoyé par un lecteur bienveillant :

poubellesnov2011.jpg

Mèfi  les bordilles !

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