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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:45

J'aurais voulu chanter ce Thibault de Champagne

Mais l'air en est trop fin pour mon grossier gosier

Je remise au printemps ces joutes, si je gagne

Je chanterai pour vous, primevères épiées.

 

Donc, pas de Thibault, mais du Montéhus et sa butte rouge, en l'honneur des communards, d(aucuns diront des poilus mors sur les nombrueses buttes rouges de la guerre de 14 :

 

Sur c'te butte là, y avait pas d'gigolette,
Pas de marlous, ni de beaux muscalins.
Ah, c'était loin du moulin d'la galette,
Et de Paname, qu'est le roi des pat'lins.

C'qu'elle en a bu, du beau sang, cette terre,
Sang d'ouvrier et sang de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptème s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains

Sur c'te butte là, on n'y f'sait pas la noce,
Comme à Montmartre, où l'champagne coule à flôts.
Mais les pauv' gars qu'avaient laissé des gosses,
I f'saient entendre de pénibles sanglots.

C'qu'elle en a bu, des larmes, cette terre,
Larmes d'ouvrier et larmes de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptème s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boit de ce vin là, boit les larmes des copains

Sur c'te butte là, on y r'fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons.
Filles et gars, doucement, y échangent,
Des mots d'amour, qui donnent le frisson.

Peuvent-ils songer dans leurs folles étreintes,
Qu'à cet endroit où s'échangent leurs baisers,
J'ai entendu, la nuit, monter des plaintes,
Et j'y ai vu des gars au crâne brisé.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptème s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Mais moi j'y vois des croix, portant l'nom des copains.

Et un beau poème italien, hélas très récent d'Annalisa COMES, italienne et francophile, que je ne peux hélas pas recopier ici, juste un petit extrait :

(...)

Un serveur du Sud

roule son accent italien

et écrit avec application le plat du jour :

je voudrais manger avec cet homme

tous les jours de ma vie.

 

 Ca ne sent pas encore Noël dans les rues de La Ciotat.  Il y a peu de choses à dire, la Sainte-Barbe, le téléthon, le village de Noël à la jardinerie de Saint-Jean, la soirée sur l'Inde au Grand Portique, la soirée porte ouverte à Jazz Convergences, les rencontres d'Athélia (trouver un emploi en tant de crise, quel emploi et quelle crise ?)

 Je me rends benoîtement chez mestre Rémi dans sa boutique Aventuris. Il y a peu de gens ce matin, mais il vont aimer mes blagues. devant chez Rémi, c'est un peu l'échauffement, c'est là où je conctate l'état de ma gorge. Aujourd'hui, le rhume l'altère. Et rien dans ma boîte aux lettres !

 

 

Suite à l’augmentation de 38% du chômage en France entre 2008 et 2011, le gouvernement aurait décidé de ne payer qu’une allocation chômage sur deux, par tirage au sort..

 

Suite à l’annonce de la candidature de Vladimir Poutine en Russie après deux mandats de président et un mandat de premier ministre , Jacques Chirac aurait décidé de se représenter aux élections présidentielles de 2012.

 

Place Sadi carnot, la terrasse de Des Côtés Cafés est pleine et, à côté des habitués, j'en vois qui découvrent le crieur. je salue M. Bonnifay, le fleuriste, que je suis heureux de le voir prendre du bon temps pendant qu je travaille ! Je le fais donc applaudir. Combien de déclarations d'amour a aidé cet homme-là ? Après l'éboueur, le fossoyeur et le médecin, je tiens le fleuriste pour un des êtres les plus essentiels de notre société.

Carrefour de l'horloge, on passe sans s'arrêter, à part une dame qui dévore le poème de l'oeil. La jardinerie de Saint-Jean a ses adeptes.

Le Père Noël me barre le square Bouissou. On ne va pas se battre, je suis plus vieux que lui et donc plus sage : sacré bonhomme vert puis rouge !

Dans ma boucherie de la rue Joffe, le tintamarre reprend ses droits. C'est encore une femme, puis une autre, qui m'écoute attentivement.

Ah, l'excellent repaire à l'angle de la chapelle sainte Anne ! C'est l'endroit des sidérations. On discute sur mes dires alentours. Une dame me montre à sa voisine de l'air de déclarer : mais oui, on a un crieur à La Ciotat...

Après une discussion avec un Monsieur dans la boulangerie Lévèque sur la politique en France, je reprends position avenue Géry, attendu par mes forains favoris. Là encore, il y a du monde et les blagues font mouche. Ma blague sur les allocations chômage a été, apparemment, déjà traitée par Guédigian dans son dernier film. Qui m'offre la place pour aller le voir ?

A la boulangerie Tomas, c'est avec enthousiasme que trois dames me proposent de venir à midi moins le quart le mardi 6 décembre chanter avec elles les vendanges de l'amour de Marie Laforêt.

Je vous y donne rendez-vous ! Chiche ! j'apporterai plusieurs feuilles avec les paroles !

 

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