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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:14

Un grand merci à la Provence pour ce grand article sur notre soirée consacrée à Gérard Chaumont, auteur-compositeur-interprète :

 

la-provence-du-1ernov20120001.jpg

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 16:32

Petite expérimentation ce matin : je commence sur le marché à 9H40. Beaucoup de gens s'affairent et sont peu attentifs. La population est plus vieille et n'a curieuseemnt pas le temps de flâner, à part une dame avec qui je vais parler dix minutes du garde-champêtre d'antan.

Pour ce mardi précédant la commémoration de l'armistice de 1918, j'ai trouvé une chanson "la butte rouge", qui date de 1923 et parle bien des horreurs de la guerre. Le chanteur Renauid l'avait remise au goût du jour dans les années 80 :

 

LA BUTTE ROUGE (Montéhus-Krier) 1923

 

Sur cette butte là y'avait pas d'gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah c'était loin du Moulin d'la Galette,
Et de Paname qu'est le roi des patelins.
C'qu'elle en a bu du bon sang cette terre,
Sang d'ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents !

La butte rouge, c'est son nom, l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains...

Un petit poème d'appel pour les gens de la rue, inventé comme d'ahbitude la veille :

Dans la rue le secret

Dans le sable le rêve

Dans la palme la sève

Dans la rue le secret

 

Tenir à vous

Semblables nus

Sous l’arc-en-ciel

Des pieds-de-nez

 

Qui vous fait croire

A des jeux longs

Des jeux si longs

Qu’ils vous enlèvent

 

Mon métier c’est grand’joie

Et c’est petite peine

Oui petite est ma peine

Devant vos jeux de roi

 

Mais je marche et vous trouve

Sur la place en nos rues

Sur la face décrue

Qu’un monarque réprouve

 

Dans la rue le secret

Dans le sable le rêve

Dans la palme la sève

Dans la rue le secret.

FG 21H57 5 novembre 2012

 

J'arrive avec un peu de retard chez mestre Rémi. Peu de gens, mais déjà des intérêts pour les informations (peintures et collages d'Hortense Buonavita à la galerie du port, projections de films muets et improvisations au piano par Michel Robert au théâtre du Golfe, que je recommande chaudement, don du sang, soirée spectacle cabarêve, concert hommage à Jean Ferrat par Monsieur Dermesropian, Ze Poetik show de Marien Guillé et Mélanie Arnal au restaurant comme à la maison, la commémoration, donc, de l'armistice au cimetière Sainte-Croix, la vente de charité et le loto de l'amicale des quinquagaires.

Côté annonce, toujours les chaises pour une association culturelle, un frigo, un canapé, une machine à laver et un congélateur pour une famille arrivant à La Ciotat, et une école de La Ciotat qui cherche une chaîne hi-fi et de vieux ordinateurs.

Enfin, les annonces humoristiques qui me font travailler les neurones, mine de rien :

Suite à l’affluence de personnes désireuses d’échapper à la fin du monde en se réfugiant sur le pic de  Bugarach (Aude), le gouvernement français aurait prévu d’imposer une taxe à tous les croyants de l’Apocalypse imminente.

 

Suite à la remise d’un plan de  relance l’économie française par l’ancien patron d’EADS Louis Gallois au gouvernement socialiste, le Président Obama aurait décidé de commander un plan de relance de l’économie américaine à Fidel Castro et Hugo Chavez.

 

 Place Sadi Carnot, je parle pour les courageux en terrasse de déco thé café. L'écume des glaces a fermé ses portes pourt de longs mois. je leur tire mon chapeau de travailler sans discontinuer pendant 9 mois puis de prendre 3 mois de vacances ! La chanson est très appréciée, les annonces humoristiques aussi.



Carreefour de l'horloge, un échafaudage et des travaux  m'empêchent de m'adresser au public. Je pars au square Bouissou et je joue avec les ouvriers sur un toit voisin à qui ne fera pas de bruit pendant que l'autre s'exprime. Ce jeu nous amuse tous beaucoup.



Ah, la boucherie de la rue du Maréchal Joffre ! J'y remarque une attention de plus en plus grande, jusqu'à ce que la patronne arrive en courant et en criant plus fort que moi !



A l'angle de la rue Joffre et de la chapelle Sainte Anne, je retrouve d'autres amis forains et la complicité d'un public nombreux. Je suis obligé de m'interrompre à plusieurs reprises pour saluer les uns et les autres, ce qui correspond tout à fait au poème déclamé ce jour.



Je termine à la bibliothèque où une dame et des enfants s'assoient comme au spectacle, puis prennent part à la discussion.



J'ai une pensée pour la boulangerie Tomas qui va m'attendre. Té ! Je lui expliquerai avant mardi prochain !

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:58

Aujourd'hui, après l'hiver précoce et son coup de Mistral, je passe à la tenue d'hiver, entre chataigne et citrouille.

Toussaint oblige, j'ai choisi une chanson sur le thème de la mort, mais humoristique :

LA MORT DE LA PALICE

 

Hélas ! La Palice est mort
Il est mort devant Pavie
Hélas ! S'il n'était pas mort
Il serait encore en vie (bis)

Hélas ! Qu'il eut bien grand tort
De s'en aller à Pavie !
Hélas ! s'il ne fût point mort,
Il n'eût point perdu la vie (bis)


Il était fort bien vêtu
Son habit doublé de frise
Et quand il était tout nu
Il n'avait point de chemise (bis)

Deux jours avant de mourir
Ecrivait au roi son maître
Hélas, s'il n'eût point écrit
Le roi n'eût pas lu sa lettre (bis)

Il était très bon chrétien
Et vivait dans l'abstinence
Et quand il ne disait rien
Il observait le silence (bis)

Il est mort le vendredi
Passée la fleur de son âge ...
S'il fût mort le samedi
Il eût vécu davantage (bis)

Les médecins sont d'accord
Et toute la pharmacie
Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie (bis)

Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie (bis)

Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie (bis)

Pour le poème, nous rirons moins, car Baudelaire était loin d'être désopilant :

 

 

J'égrène les nouvelles, marquées par le retour en force des lotos : la soirée Halloween au restaurant Comme à La Maison, la journée nationale du souvenir au cimetière Sainte Croix, vendredi une castagnade des nostalgiques de La Cité et une projection de film et de diaporama sur la spéléologie à La Ciotat, une pièce de théâtre "la rose des sables " au théâtre du Golfe et une soirée portes ouvertes à l'atelier Jazz Convergences, et donc, trois lotos entre samedi et dimanche.

 

Pour les petites annonces, il y a cette famille qui a trouvé un appartement et qui cherche un frigo, un canapé clic-clac, une macine à laver, des éléments de cuisine, et qui a déjà un téléviseur.

 

Et pour terminer, les petites annonces humoristiques, un peu amères pour seoir à la saison :

 

Suite à un sondage d’Associated Press montrant qu’une majorité de citoyens des Etats-Unis est  raciste, un chiffre en progression depuis l’élection de Barack Obama, Marine Le Pen aurait proposé à Harlem Désir d’être le prochain candidat socialiste à la présidentielle française.

 

Suite à la menace de François Copé d’en appeler à la rue pour contrer les initiatives du gouvernement, le ministre de l’Intérieur aurait décidé de mettre en place un système de notation des manifestations. De gauche, elles seraient bonnes et obtiendraient entre 10 et 20 sur 20 ; de droite, elles seraient mauvaises et obtiendraient entre 0 et 9 sur 20.



Chez mestre Rémi, il commence à y avoir du monde, car les vacances sont synonymes d'affluence. une ribambelle d'enfants me dévisage.



Plaxe Sadi Carnot, le tempas doux m'amène un public souriant, tandis que l'ami Bruno m'accompagne au djembé depuis sa fenêtre.



Le carrefour de l'horloge est impraticable à cause d'une épaisse poussière qui se dégage d'un immeuble en plein ravalement de façade. Je crains que nous n'en soyions qu'au tout début de l'écologie en la matière...



Vite, au square Bouissou ! Entre deux versements de gravats du toit dans la conduite ad hoc, je place mes annonces devant une dizaine de personnes.



A la boucherie du Maréchal Joffre, une trentaine de personnes m'écoute avec joie comme un peu plus loin à l'angle de la chapelle sainte-Anne. Entretemps, j'ai rencontré une déquilleuse de ballon professionnelle adoré des enfants du quartier !



A la bibliothèque, on dirait l'église au Moyen-Age. Ca bouge là dedans ! Jamais je n'ai eu d'auditoire aussi vaste.

Et je termine avec mes deux stations sur le marché. A nouveau, des forains me demandent d'augmenter le nombre de mes arrêts. "Je le note dans mon prochain dossier de subventions, c'est bientôt !" leur réponds-je tout joyeux. on me demande également de changer mes horaires et de commencer à 9H sur le marché car, hors-saison, les acheteurs viennent et partent plus tôt.



La boulangerie Tomas se passe tranquillement.

 

La mort des pauvres

C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au soir ;

A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir ;

C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus ;

C'est la gloire des Dieux, c'est le grenier mystique,
C'est la bourse du pauvre et sa patrie antique,
C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus !

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 11:26

Numéro 75, mais je fêterai le numéro 100 comme il se doit !

Quelle pluie, qui ne s'arrête pas ! Qui trouverai-je dans les rues ce matin, le Ciotaden n'aimant guère l'eau que dans le pastis ?

Beaucoup de choses à dire pourtant : les expositions Empreintes et les peintures de Frédéric Jordi, la prolongation du cirque Anthony mardi et mercredi, les chansons de Gérard Chaumont au Grand Portique, le spectacle-rencontre des chanpoètes au restaurant comme à la maison rue Joffre, le concert de l'ensemble vocal de la maîtrise Gabriel Fauré, la soirée boeuf jazz à l'atelier jazz Convergences... comme chanson, les sanglots longs de Paul Verlaine sur un air de jazz :

Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

 

Et quelques mini-poèmes de mon crû :

 

Poèmes du crieur public  

Lorsqu’il pleut, tes yeux brillent

Et le soleil revient

Par la fenêtre ouverte.

 

***

 

La pluie est une désorganisation de la sécheresse du cœur humain

Qui ne crie pas le soir a crié le matin.

 

***

 

Il pleut des cordes je m’enroule

Et je lave mes cheveux sales

Dans la prison des capitales.

 

***

 

Aimer est pluie de l’âme

Aimer est pluie d’esprit

Aimer est pluie du corps

Aimer vaut trois accords.

FG 22 octobre 22H15

 

Rien de nouveau sous la pluie des petites annonces : on cherche toujours un fourgon entre 9 et 12 mètres cube, des chaises (idéalement pliables), et il y a une location de studio de 31m2 pour 490 euros.

 

Il y a tellement de nouvelles en ce moment que j'ai eu du mal à chosir mes deux annonces humoristiques. Finalement, j'ai renoncé à une mauvaise contrepèterie sur les salles de shoot (les châles de soute ? les tâches de soul ?) et  :

 

Suite à la proposition de la ministre des droits de la femme d’expliquer dans les manuels scolaires l’orientation sexuelle des personnages historiques, le Mouvement religieux International aurait décidé de demander qu’y figure également leur identité religieuse. Ce qui donnerait des merveilles telles que : Rimbaud, bisexuel athée, auteur du bateau ivre…

 

Suite à une étude montrant que 45% des mères célibataires terminent le mois à découvert, l’Union des Riches de France aurait proposé de leur prêter des vêtements régulièrement.

 

 Pluie battante chez mestre Rémi. Heureusement que les commerçants sont là sur leur pas de porte et que quelques braves ralentissent pour m'écouter un peu.

 

 Place Sadi Carnot, je fais la terrasse de des côtés en café, seul établissement à braver les intempéries. Agréable surprise pour les personnes à l'intérieur du fait de la porte ouverte ! La discussion sur les orientations sexuelles bat son plein. Le patron me propose un système de récupération de l'eau de pluie du chapeau jusqu'à un réservoir pouvant, me dit une cliente de l'intéreiur, servir de gourde. Amies écologistes, aidez-moi à réaliser cela !

 

 Carrefour de l'horloge, la pluie est plus faible. Une dame fredonne avec moi les sanglots longs.

 

 Le square Bouissou plus vide que jamais...

 

 

 A la boucherie rue Maréchal Joffre, une poignée d'irréductibles ciotadens a bravé le ciel, et nous voilà devisant et chantant joyeusement. On me rappelle la phrase tirée du vers de Verlaine annonçant le débarquement en 44 : Les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon cœur d'une langueur monotone (bercent comme dans la chanson que Charles Trénet fit du poème de Verlaine).

Une belle annonce de séducteur à venir la semaine prochaine naît également en ce lieu.



A l'angle de la chapelle Sainte Anne et de la rue Joffre, peu de monde pour une fois, mais quelques chanteurs et chanteuses occasionnelles. Avant cela, j'ai au restaurant "comme à la maison" échangé avec deux clients et l'un d'eux m'a parlé d'une balade historique en vélo de la ville.



Ah, la bibliothèque ! Je suis comme au sermon et mes ouailles m'écoutent. La médiathèque se rapproche, semble t-il. De bonnes nouvelles !



Sur le marché avenues Géry et pasteur, il ne reste plus grand monde, mais on applaudit mùon courage et mes éternuements. Il est temps de passer au costume d'hiver !



Je termine à la boulangerie Tomas sous le regard médusé des jeunes de l'IUT.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 12:25

Et au tour de la Haute Savoie pour ce numéro 74. Nostalgie de l'enfance et de l'adolescence, "la rivière Menoge" et la pierre des fées...

Frank Alamo étant mort la semaine dernière , j'ai décidé de lui rendre hommage avec ce titre, reprise en français de "sweets for my sweet" des Searchers :

 

Refrain :


Biche, ô ma biche, lorsque tu soulignes
Au crayon noir tes jolis yeux
Biche, ô ma biche, moi je m'imagine
Que ce sont deux papillons bleus...


Tenant d'une main ta petite glace ronde
Tu plisses ton front enfantin
Et de l'air le plus sérieux du monde
Tu dessines en un tournemain un œil de (Refrain)

 

Il faut reconnaître que Franck Alamo, ancien chanteur soliste des petits chanterus à la croix de bois, chantait beaucoup mieux que les Chercheurs.

 

Pour revenir dans le poème, j'en ai choisi un doux et plaisant :

 

Albert FERLAND  

(1872-1943)

Rêve

Les cheveux flottants et la gorge nue,
Au sein d'un val où j'étais seul,
Une femme est venue.

Calme, en traversant l'ombre d'un tilleul,
Elle s'embellit d'un sourire,
Quand elle me vit seul,

Et, parfumant l'air d'une odeur de myrrhe,
Elle vint s'asseoir près de moi,
Ne cessant de sourire.

Puis elle m'offrit, vibrante d'émoi,
Le baiser de sa lèvre rose,
En s'inclinant sur moi,

Les cheveux flottants, la bouche mi close.

 

A dire cette semaine : les clowns Anthony, qui semblent avoir perdu leur chapiteau à Plan de Campagne lors de la mini-tornade de la fin de semaine dernière (seront-ils là ?), la grande soirée dansante à la salle Paul Eluard sur le thème des années 60 à 80, les expositions de photographie aux Pénitents bleus et de peintures à la galerie du Port, la comédie "secrète-partie" au théâtre du Golfe, la découverte de la planche aérotractée à l'esplanade Langlois...et deux associations en mal de moyens  :

Association caritative cherche un fourgon entre 9 et 12 mètres cube.

 

Association culturelle recherche chaises pliables : 06 28 48 48 88

 

 Enfin, j'ai sué un peu pour mes blagues :

Suite à l’acceptation par le Royaume-Uni d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, la France aurait proposé un référendum sur l’indépendance de la Bretagne, la Bourgogne, la Provence, le Languedoc, la Corse…etc…

 

Suite à la déclaration du recteur de la mosquée de Cannes déclarant que les jeunes musulmans  radicaux pris dans un coup de filet antiterroriste étaient ignorants de la religion et assidus aux prêches, le gouvernement français aurait décidé de surveiller les élèves assidus et ignorants des grandes écoles de commerce afin de prévenir une montée du capitalisme radical .

 

Le Mistral a refroidi l'atmosphère et je n'ai dû qu'à son renoncement ce jour la maintien de ma vêture d'été, provoquant des remarques quasi-permanentes des Ciotadennes et Ciotadens.

 Devant le 33 rue des Poilus, cela commence avec une discussion sur la survie des commerçants depuis une dizaine d'années et l'interrogation sur la dissolution d ela fête des places dans 1720. Il est loin le temps où le commerçant gagnait bien sa vie ! Biche ô ma biche a du succès. "Oh, il est mort ?", me demande une dame tout chagrine.

 

Place Sadi Carnot, les vestes ont supplanté les chemises. Une quinzaine de braves en terrasse, dont peu me connaissent. Finalement, c'est la chanson et les annonces humoristiques qui leur plaisent le plus. Un Monsieur m'interroge sur le prochain vide-greniers.

 Carrefour de l'Horloge, revoici le café ouvert ! Et voici des personnes qui s'arrêtent que je ne connais pas. Des dames chantonnent en passant, mais refusent de chanter avec moi "pour éviter la pluie".

 Square Bouissou vide comme à l'accoutumée et de surcroît flanqué d'une voiture et d'un échafaudage bruyant. Cela me permet tout de même de constater le changement opéré par le slevin café dans les anciens locaux de l'espace Michel Simon.

 Ah, la boucherie de la rue du Maréchal Joffre ! Quel succès ! Il est vrai que j'essaie de monter un peu dans les aigus, toutefois moins que Frank ! J'entame une discussion sur le poème et les balades humoristico-instructives de La Ciotat.

 Angle rue Joffre et chapelle Sainte Anne, je retrouve mon marché, mes forains, mes publics...Un monsieur me promet d'envoyer ma prestation chantée sur face de bouc.

 A la bibliothèque, je déroule tranquillement lorsque je m'aperçois qu'un farceur a mis dans ma boîte aux lettres le programme du théâtre du Golfe. Je sors le programme et je lis : Carmen à...Toulon ! C'est tout pour cette semaine !

 Je poursuis avenue Géry où une dame danse sur biche ô ma biche et où un forain me donne une obole. il est jeune, donc tout n'est pas perdu !

Angle rue Pasteur, tout le monde s'en va et m'accueille goguenard. Heureuseemnt, le public en redemande.

 Je termine à la boulangerie Tomas où Frank Alamo garde ses thuriféraires...

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 14:30

Et vive la Savoie pour ce numéro 73 de la feuille de chou !

 

Le grand évènement de la semaine, c'est bien sûr la fête de 1720 avec une question qui taraude l'esprit de chacun : paiera-t-on un euro pour pénétrer dans le villages des artisans, pêcheurs, lavandières, marins ? Je dis non à tout le monde, mais l'inquiétude gagne au fur et à mesure qu'approche la date.

 Et je dis non pour une raison simple : comment voulez-vous canaliser des milliers de personnes en pleine ville et assurer une billetterie colossale sans provoquer des bouchons de bipèdes à qui mieux mieux ?

Une deuxième raison ? Comment voulez-vous faire payer les Ciotadens pour une fête qu'ils se sont appropriés et pour laquelle , spectacles exceptés, ils n'ont jamais rien versé ?

C'est d'ailleurs le prix du spectacle qui vient juste après comme sujet de discussion. 15 euros au prix normal et 10 euros pour le tarif réduit, cela semble trop cher pour la plupart des gens que je rencontre. On le sait, la valeur marchande d'un spectacle est purement subjective. La joie, le rire, les émotions n'ont pas de prix, la nourriture de l'esprit non plus. Mais lorsque le spectre de la crise rôde depuis plusieurs années, chaque prix réveille en soi l'économe qui sommeille.

 

Qu'annoncer à part 1720 ? le don du sang, la conférence sur le Tibet terre des dieux, l'accueild es assitantes de langues des collèges et lycées de La Ciotat au Grand Portique, le spectacle familial à partir de 4 ans 'dans la forêt à pas comptés" au théâtre du Golfe, le récital de poésie à travers les âges à la salle paul Eluard, du blues à l'atelier Jazz Convergences, la 8ème foire au cinéma et à la photo dimanche à la salle Paul Eluard et l'hommage au musicien ciotaden Pierre Gautier dimanche en l'église Notre dame de l'Assomption.

 

Au 33 rue des Poilus, la chanson, devenue l'hymne du Festival de Poésie Partagée, commence à faire tanguer le public :

Encore l'art po

 

C'est mon po - c'est mon po - mon poème
Que je veux - que je veux - éditer
Ah je l'ai - ah je l'ai - ah je l'aime
Mon popo - mon popo - mon pommier

Oui mon po - oui mon po - mon poème
C'est à pro - à propos - d'un pommier
Car je l'ai - car je l'ai - car je l'aime
Mon popo - mon popo - mon pommier...

 

C'est du Queneau, bien sûr, comme aurait dit Mac-Mahon !

Côté annonces, une seule, mais très importante :

Association caritative cherche un fourgon entre 9 et 12 mètres cube

 

Et, bien sûr, les annonces humoristiques que certains attendent patiemment :

Suite à une enquête montrant que la moitié des pilotes de ligne se sont déjà endormis aux commandes, trois compagnies ont été rebaptisées :

Air France devient Air Flanche

Air canada devient Air Canadrap

Air Labrador devient Air Là-bas el'dort

 

Suite à une étude de l'OCDE montrant que la France est un des pays où le rapport entre le niveau socio-culturel de la famille et le résultat scolaire des enfants est le plus fort, le MEDEF aurait proposé au gouvernement d'embaucher les enfants des familles défavorisées à bas prix pour concurrencer l'industrie chinoise.

 

Place Sadi Carnot, seuls quelques personnes sont là malgré la température quasi estivale.  La tramontane menace mon chapeau et ma voix a du mal à atteindre chacune des oreilles présentes. le pitchoun dans son landeau, lui, est aux anges, ainsi que sa maman et l'amie de celle-ci. Finalement, les applaudissement sont nourris.

 

 Carrefour de l'horloge, le bar est fermé et, me dit-on, vendu. Quand rouvrirat-il ? Il fait vide en ce lieu d'ordinaire bien fourni en rasades et galéjades. Un commerçnat ronchon parle d'une France de 20 millions de retraités, 6 millions de chômeurs, 10 millions de fonctionnaires, et qui reste-t-il pour travailler ? Je m'enfuis avant qu'il ne me refourgue une adhésion au MEDEF à prix bradés.

 

 Square Bouissou, malgré la splendide terrasse sans âme qui vive, je me lance et capte l'attention de quelques personnes, surtout des femmes, grâce à mon poème de la veille :

 

POEME du crieur public

 

Octobre, c'est bien vous, madame

Parole d'or et cheveux roux

Et le corps serti qui désarme

Le bijoutier de vos verrous

 

Sur votre poitrine de Parme

Quel homme n'est devenu fou ?

Quel foulard aiguisa ses armes

Sur la lame de votre cou

 

Sans être tranché derechef ?

On dit que vous êtes le chef

D'une horde de femmes louves

 

Que pour atteindre votre nef

Il faut chasser cent acalèphes

De vos remparts et de vos douves.

Mystère adoré de la femme !

Octuple folie des filous

Par le supplice de la roue !

Octobre, c'est bien vous, madame

FG 21H25 8 octobre 2012.

 

Il y a quelques rires au sujet de schangements de noms de compagnies aériennes.



Dans la grande boucherie du maréchal Joffre, il semblerait que l'on m'attende désormais. Devant la vingtaine de personnes, je peux déclamer puis discuter sur les balades humoristico-instructives qui se poursuivent.



 

Et voici le marché à l'angle de l'église ! Un de mes forains favoris fait le boniment à ma place : "mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! " C'ets tout de suite plus facile !

Les discussions vont bon train sur 1720, puis l'accueil des assistantes de langue.

 

A la bibliothèque, la discussion portera plutôt sur la médiathèque qui s'annonce et l'égalité entre les rapports homme-femme. 2013 promet d'être une année fameuse également pour La Ciotat, semble t-il !

 

Sur le marché avenue Géry et au bout de la rue pasteur, c'est la fête ! une Lyonnaise soprano m'annonce que je suis tenor et me propose de m'accompagner chaque fois qu'elle reviendra en vacances. Chiche !

 

Je termine à la boulangerie Tomas où je réussis à dérider une demoiselle de prime abord apeurée.

 

Ah oui ! Les acalèphes sont des pieuvres gigantesques...(pour voir si vous avez bien lu mon poèe !)

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 07:51

Pour cette reprise des veillées à l'ancienne au local du Grand Portique, 18 rue Louis Vignol à La Ciotat, nous avons le plaisir d'accueillir les quatre assistantes de langues étrangères qui vont renforcer l'apprentissage linguistique de notre chère jeunesse dans les collèges et lycées :

 

Maria  Quintana espagnole de Malaga
Vanessa  Weller américaine du Wisconsin

Emmeline Frame de Brighton
Roberta Corrado de Salerme en Italie près de Naples

 

BIENVENIDA ! WELCOME ! BENVENUTA !

 

Venez donc les accueillir et apportez quelque chose à dire ou à chanter ! Si vous le pouvez, apportez également un petit quelque chose à boire ou à manger (un dessert).

 

RENDEZ-VOUS MARDI 9 OCTOBRE 2012 A 20H30 !

 

Qu'on se le dise à présent que c'est écrit !

 

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:41

J'approche le record des trois heures encore cette semaine ; plus je connais de gens, plus je aprle avec eux et plus j'ai de plaisir à parler.

Heureux de voir aussi que l'on parle de moi comme "notre crieur", "le crieur de La Ciotat"... "jusque dans les années 60, il y avait un crieur, un certain Roubaud. Il faisait le tour de la ville en criant "arrivage de sardines !", arrivage d'abricots !", me dit un monsieur tout sourire.

Cette semaine est une semaine phare. l'exposition "empreinet" à la chapelle des Pénitents bleus, le forum pour l'emploi mercredi et jeudi matin salle Saint-Marceau, une conférence sur "bébé avant la marche" chez mes amis de Petits Pieds Grands Pas place Louis Marin, le récital d epiano de Tatiana Simonov au théâtre du Golfe et la soirée portes ouvertes à l'atelier Jazz Convergences vendredi soir, le vide-grenier du centre-ville place Evariste Gras samedi, à Provence Logis dimanche, la fête du santon samedi et dimanche à la chapelle Sainte-Anne...un poème de circonstance pour le début du mois :

POEME

Anatole LE BRAZ  

(1859-1926)

   Octobre

A Maggie
Octobre m'apparaît comme un parc solitaire :
Les mûres frondaisons commencent à brunir.
Et des massifs muets monte une odeur légère,
Cet arôme plus doux des fleurs qui vont mourir.

L'étang, les yeux voilés, rêve, plein de mystère,
Au fantôme ondoyant de quelque souvenir ;
Une langueur exquise a pénétré la terre,
Le temps même a plié son aile pour dormir.

Le ciel, plus imprécis, fait l'âme plus profonde.
On sent flotter en soi tout le passé du monde
Et, secoué soudain d'un grand frisson pieux,

L'on croit ouïr au loin des rumeurs sibyllines,
Tandis que, dans la pourpre ardente des collines.
Semble saigner encor le sang des anciens dieux.

 

Enfin, une vieille chanson sur les vendanges que je tiens de mon grand-père savoyard :

 

La terre en vigne, la voilà la jolie vigne (bis)
Vigni-vignons, vignons le vin, la jolie vigne au vin (bis)

La vigne en treille, la voilà la jolie treille (bis)
Treilli-treillons, treillons le vin, la jolie treille au vin (bis)

La treille en seille, la voilà la jolie seille (bis)
Seilli-seillons, seillons le vin, la jolie seille au vin (bis)

La seille en huche...

La huche en cuve...

La cuve en cruche...

La cruche en verre...

Du verre en bouche...

La bouche en ventre...

Du ventre en pisse...

La pisse en terre...

La terre en vigne...

 

Pas de nouvelles petites annonces, mais de nouvellles annonces humoristiques :

 

Suite à la volonté de Christiane Taubira, ministre de la Justice de légaliser rapidement le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, le pape aurait commandé dans le plus grand secret un sondage auprès des catholiques sur le sujet délicat du mariage des prêtres et de la reconnaissance de leurs enfants.

 

Suite à la possible pénurie de couches mondiales, Renault et Peugeot Citroën auraient déposé un brevet de moteur à excréments, directement récupérables sur couches lavables 100% françaises..

 

La déclamation commence tranquillement 33 rue des Poilus avec mestre Rémi qui apprécie le rythme simple de la chanson. Quelques vieilles gens sourient au beau poème d'Anatole.

Place Sadi carnot, il fait encore un peu frisquet pour le grand public. Je salue quelques commerçants et la blague du moteur à excréments fait réagir un monsieur : "il y a bien des gens qui utilsient de la bouse sèchée comme combustible". L'idée est lancée et j'espère qu'un inventeur, lisant ces lignes, saura les bien utiliser.

Carrefour de l'Horloge, le forum pour l'emploi intéresse nombre de personnes, ainsi que le vide-grenier.

Square Bouissou, devant le spoussettes alignées et les enfants endormis, je sussure aux mamans mes annonces.

Dans la grande boucherie du Maréchal Joffre, la chanson est connue de certains. Anatole passe bien et les vide-greniers rencontrent tous deux le succès escompté.

Angle rue Joffre et place Esquiros, le primeur est revenu. il danse pendant ma chanson, mettant une ambiance du tonnerre dans la rue. Sur la lancée, ma venue à la bibliothèque est un succès malgré la boîte aux lettres vide.

Sur le marché, je suis en retard, mais pas pour tout le monde. Des badauds attardés me regardent sidérés. Mes amis normands me gratifienet de'une poignée d'olives.

Je termine à la boulangerie Tomas où nous avons une grande discussion sur les impôts, notamment la redistribution des richesses et la nuance à apporter aux droits de succession suivant la fortune du légataire.

Une dame m'apostrophe : "vous êtes bien payé par la mairie ? parce qu'il n'y a que vous pour mettre de l'animation ici, c'est mort !".

Dieu et le Maire vous entendent, ma bonne dame !

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:10

Aujourd'hui, chose incroyable ! C'est la première fois en deux ans (et peut-être en 4 !) que toutes les activités culturelles sont regroupées sur samedi et dimanche : spectacle de danse classique, moderne et hip-hop sous le kiosque du jardin de la ville, défilé de mode au centre social de l'Abeille, Festival les écrans de l'humour au théâtre du Golfe, virades de l'espoir à la base nautique, vide-grenier du CIQ Sainte-Marguerite sur l'esplanade Langlois.

je rappelle au public que les dernières visites guidées humoristico-instructives vont avoir lieu mercredi 26 et dimanche 28 septembre ! l'épous eet les enfants attendent ce moment avec impatience !

J'ai trouvé un emagnifique chanson sur septembre, adaptation française de "Try to rembember" immortalisée par Harry Belafonte chantée par Nana Mouscouri et qui devient, par les miracles de la traduction artistique : Seule dans ma chambre" :

Seule dans ma chambre
Au coeur de septembre
Entre la pluie
Et l'hirondelle
Seule dans ma chambre
Au coeur de septembre
Quand vient la nuit
Je me rappelle
Seule dans ma chambre
Nous vivions ensemble
D'un coeur nouveau
Des amours nouvelles
Seule dans ma chambre
La vie était tendre
Et belle, belle, belle...

 

Les annonces des Ciotadens n'ont pas changé, mais je constate avec plaisir que j'ai envoyé la bonne personne pour s'occuper d'un jeune homme autiste et mutique. 

 

Et pour clore, les annonces humoristiques :

Suite à un sondage montrant que 73% des Français ne sont pas intéressés par la lutte pour la présidence de l'UMP. Jean Sarkozy aurait décidé de reporter sa candidature pour les primaires jusqu'aux élections présidentielles de 2032.

 

Suite aux ventes records de l'ail-phone aux États-Unis, SFR aurait décidé de lancer l'oignon-phone sur le marché  français pour les fêtes de Noël.

 

Je retrouve mestre Rémi 33 rue des Poilus ainsi qu'un amateur d'escrime médiévale qui se plaint de devoir aller à Aix pour trouver un maître. Dès le début, la nostalgie de Nana Mouscouri opère. je vois des gens sourire et fredonner.

 

Place Sadi carnot, les touristes se raréfient et les habitués aussi. Après une première écoute attentive, les tables bruissent de leurs paroles indifférentes.

 

Carrefour de l'Horloge, je retrouve un peu d'espoir avec l'engueulade d'une dame qui me demande de ne pas faire de politique. "Il ne s'agit pas de politique, pouvons-nous en parler ? - Ah non, Monsieur, je ne veux pas me mettre en colère !"

 

Le square Bouissou est vide, passons notre chemin.

 

La boucherie de la rue du maréchal Joffre est de plus en plus acquise au crieur. Les genss 'étonnent également du manque d'annonces. Une dame acabce comme hypothèse la fin du mois.

 

Angle de la rue Joffre et place Esquiros, je croise des amis poètes. Un groupe attend patiemment que j'aie fini pour me demander la date du vide-grenier.

 

A la bibliothèque, je crois un instant que je vais trouver un micro-ondes, mais non !

 

Mes deux escales sur le marché sont triomphales et je prends la main d'un forain qui me la serre longuement, espérant qu'il ne me signifie pas par là qu'il va quitter le marché. C'est également sur le marché que plusieurs personnes trouvent ma blague sur l'oignon-phone trop facile. mais elles ont quand même bien rigolé !

 

Je termine à la boulangerie Tomas où j'entends parler du charme de la voix et du physique d'Harry Belafonte...

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 14:49

Ce mardi matin, record battu ! Trois heures entre le 33 de la rue des Poilus et la boulangerie Tomas.

D'accord, il y a eu beaucoup d'annonces, entre la reprise des contes à la bibliothèques le mercredi, la soirée sur les sciences et pseudo-sciences au CIQ Saint-Jean, le débat sur la dissuasion nucléaire à la maison des associations, l'humour sous le kiosque du jardin d ela ville avec "plus belle ta vie", la grande soirée culturelle en faveur du peuple Jumma à la salle saint-Marceaux et au même endroit dimanche le tournoi d'échecs ouvert à tous.

 

Ajoutons à cela un poème de Paul verlaine :

Vendanges

Les choses qui chantent dans la tête
Alors que la mémoire est absente,
Ecoutez, c'est notre sang qui chante...
O musique lointaine et discrète !

Ecoutez ! c'est notre sang qui pleure
Alors que notre âme s'est enfuie,
D'une voix jusqu'alors inouïe
Et qui va se taire tout à l'heure.

Frère du sang de la vigne rose,
Frère du vin de la veine noire,
O vin, ô sang, c'est l'apothéose !

Chantez, pleurez ! Chassez la mémoire
Et chassez l'âme, et jusqu'aux ténèbres
Magnétisez nos pauvres vertèbres,

 

Et une chanson magnifique de Gilbert Bécaud, "c'est en septembre" :

Les oliviers baissent les bras
Les raisins rougissent du nez
Et le sable est devenu froid
Au blanc soleil
Maitres baigneurs et saisonniers
Retournent à leurs vrais métiers
Et les santons seront sculptés
Avant Noël

C'est en septembre
Quand les voiliers sont dévoilés
Et que la plage tremble sous l'ombre
D'un automne débronzé
C'est en septembre
Que l'on peut vivre pour de vrai...

Pour les annonces, toujours une recherche de micro-ondes, une dame cherchant un T2 ou T3, et une offre d'emploi d'accompagnateur d'un jeune autiste.

 33 rue des Poilus, pas de mestre Rémi, qui doit terminer ses vacances doucement. Les quelques passants écoutent d'une oreille distraite, mais apprécient la chanson.

 Place Sadi Carnot, c'est l'été indien. Une foule comme au mois d'Août. Avec le choeur du public, je chante. Pas facile à négocier, cette petite fioriture à la fin du couplet : "seront sculptés avant Noël !" Je salue les dames et les enfants amusés ou apeurés par "le lutin vert".

 Carrefour de l'Horloge, c'est là que les habitués me parlent poésie et nostalgie, Gilbert Bécaud oblige. un monsieur veut que j'écrive le livre de sa vie. Dès que je lui parle de sérieux, de professionalisme et d'argent déclaré, il repousse la date du premier rendez-vous après Noël !

 Square Bouissou, il y a encore un peu de monde grâce au nouveau café, qui comporte un espace fumeur. L'offre d'emploi intéresse deux dames.

 Les gens semblent étonnamment sérieux quant à mes deux annonces humoristiques :

 

Suite à la volonté du ministre du travail de taxer les salariés puis les retraités extrêmement aisés, le gouvernement  aurait prévu de taxer bientôt les actionnaires extrêmement fortunés.

 

Suite à un rapport de l’observatoire régional de la santé d’île de France montrant que les bénéfices de la pratique du vélo étaient 20 fois supérieurs aux risques, le gouvernement aurait décidé d’éclairer des bâtiments publics grâce aux pédalage des Français condamnés aux travaux d’intérêt général.

 

 

Dans la grande boucherie, merci Bécaud ! C'est l'état de grâce. 20 personnes écoutent attentivement.

Angle chapelle sainte Anne et place Esquiros, j'ai droit à plusieurs prises de photographie, mais toujours sans que l'on me demande la permission. On paie des abonnements, mais on ne parle plus aux êtres ? Heureusement que les discussions sur la recherche d'une femme gentille avec un spectateur me replongent dans la belle réalité.

A la bibliothèque, les palabres me font arriver vers  midi. C'est devant un public maigre mais attentif que je me démène.

Angle rue Michel Simon et avenue Géry (devant SFR pour les intimes), j'ai à nouveau la foule et l'amour des gens pour Bécaud. A nouveau l'offre d'emploi intéresse une dame.

Angle avenue Géry et rue Pasteur, de grands rires des forains ponctuent mes interventions.

Je termine à la boulangerie Tomas ou nous reformons un choeur à trois et nous parlons longtemps de jeu de rôles et de troc et, un peu oui encore, de nostalgie.

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