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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 15:34

Pour cette dernière criée d'avant-fêtes, c'est mon amie Martine qui m'a suggéré la chanson de Noêl, en provençal, bien sûr !

 

I'a proun de gènt
Que van en roumavage
I'a proun de gènt
Que van en Betelèn
Ié vole ana
Ai quàsi proun courage
Ié vole ana
S'iéu pode camina

La cambo me fai mau
Bouto sello, bouto sello
La cambo me fai mau
Bouto sello à moun chivau

Toui li bergié
Qu'èron sus la mountagno
Toui li bergiè
An vist un messagié
Que i'a crida
Metès-vous en campagno
Que i'a crida
Lou Fiéu de Diéu es na!

Chanson parfaite pour la Noël, et humoristique en même temps, avec le vieux pâtre qui fait sa chatemitte, et le pélerin qui, revenant de pélérinage, n'aura plus jamais mal à sa "cambo".

 

Un petit poème là-dessus, écrit la veille :

 

 

Noël d'enfance, je vous aime

Avec vos grands bras de cadeaux

Et j'enlace vos diadèmes

J'accours et je vous crie « bravo ! »

 

Bravo pour l'ultime espérance

D'un temps où le cœur s'ouvre chaud

Vers la vallée de délivrance

Pour accueillir le renouveau !

 

Bravo pour les enfants qui songent

A cet enfant qui reviendra

Dans la nuit peuplée qui prolonge

Trois jours passés dans l'au-delà !

 

Bravo pour les veilleurs de mer

Et les pêcheurs de la Ciotat

Pour ceux qui travaillent la terre

Avec l'azur de leurs deux bras

 

Dans ma vie j'eus beaucoup de chance

Et vous en souhaite tout autant

L'amour, la graine, la confiance

Noël d'enfance, je t'attends !

 

FG 17 décembre 2012 21H15

 

Tout ou presque tourne autour de Noël, cette semaine et la prochaine : le Noël des créateurs à l'Escalet, l'arrivée du Père Noël place du colonel Ducas, Isabelle Aubret et le Kumisa Quartet qui chantent Noël, le spectacle de nOël sur le thème d'Aladin (?) du studio Meyes, la grande parade de Noël samedi, la parade deNoël des Stroumpfs dimanche, le défilé musical de Noël lundi et les deux crèches traditionnelles du Musée ciotaden et de l'église Notre Dame du 24 décembre au 2 Février. Ne reste que la réunion des narcotiques anonymes et le concert des professeurs de la cité des musiques le 21 décembre à 21 H à la salle Paul Eluard.

 

Pas de nouvelles petites annonces, mais deux nouvelles annonces humoristico-instructives :

 

 

Suite à l'accord entre Jean-François Copé et François Fillon sur un nouveau vote des militants UMP, le Pape aurait déclaré que cet accord était à mettre sur le compte des miracles du temps de Noël. Pour l'instant, le Père Noël n'a pas souhaité s'exprimer sur l'évènement.

 

Suite à un rapport montrant que les femmes représentent 18% des experts s'exprimant dans les médias alors qu'elles représentent les deux tiers des diplômés du 3ème cycle, les monarques du Golfe persique auraient proposé d'embaucher les françaises titulaires d'un diplôme élevé comme épouse pour leur harem.

 

J'embrasse mestre Rémi 33 rue des Poilus. je suis ému ; c'est ma dernière criée avant le 8 janvier. Je regarde avec plaisir Ciotadennes et Ciotadens fredonner "la cambo me fai mau" et lever le pouce en ma direction.

 

Carrefour de l'horloge, on s'attarde sur les annonces humoristiques, notamment la deuxième. je suis ravi de ma recherche poussée sur le monde.fr. Un petit garçon gardé par sa nounou m'annonce qu'il a déjà vu deux fois le Père Noël et reçu deux fois des cadeaux.

 

Je le retrouve au square Bouissou après avoir chanté avec Michèle. Une fois encore, le patron de la petite boutique de friandises et viennoiseries vient me remercier.

 

Dans la boucherie du maréchal Joffre, c'est guidé par la voix de Martine que je chante. Quand créerai-je la chorale du crieur ? Une dame tient absolument à savoir quand a lieu le concert des professuers de la cité des musiques.

 

Angle rue Joffre et place Esquiros, entre quelques regards émerveillés d'enfants qui me prennent pour un roi mage (ou un compagnon du Père Noël ?) et la danse d'un forain derrière son étal, j'échange des souhaits de joyeux Noël avec le public. Nous avons une petite discussion avec un marchand sur la supériorité de l'amour sur la religion. Comme le disait Martin Luther King : "il faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, ou nous allons mourir ensemble comme des imbéciles".

 

Petitte halte obligatoire pour un chocolat chaud au restaurant Comme à La Maison. Un ami me montre la météo de la semaine : on passe de 2 degrés à 999 vendredi 21, "car c'est le jour de la fin du monde". A nouveau, petite discussion et souhait que les prophètes de malheur ne se manifestent que tous les mille ans, ce qui laisse passablement de temps pour s'aimer.

 

A la bibliothèque, j'obtiens une attention maximale et le regard mi-amusé, mi-courroucé des dames du lieu.

 

Je poursuis avec les félicitations des forains pour avoir accéléré l'allure. "Plus il fait froid, plus je marche vite", leur réponds-je en souriant.Et, comme promis, je donne le texte complet de "dans une boîte en carton sommeillent les petits santons" à une foraine .

 

Enfin, je termine à la boulangerie Tomas avec des demoiselles se trémoussant sur "la cambo me fai mau".

 

JOYEUX NOEL ET...A L'AN QUE VEN !

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 22:06

Aujourd'hui, je suis heureux.

Quelqu'un m'a demandé un cadeau la semaine passée. Et me voilà le lui apportant.

Il s'agit d'une chanson que l'on ne diffuse plus sur les ondes, et qui, appremment, a marqué les Provençaux :

 

Dans une boite en carton
Sommeillent les petits santons
Le berger… le rémouleur
Et l'Enfant Jésus rédempteur
Le Ravi qui le suit
Est toujours ravi
Les moutons
En coton
Sont serrés au fond
Un soir alors
Parait l'étoile d'or
Et tous les petits santons
Quittent la boite de carton

(refrain:)
Naïvement
Dévotement
Ils vont à Dieu
Porter leurs vux
Et leur chant
Est touchant
Noël, joyeux Noël,
Noël joyeux de la Provence

Voulant faire plaisir à une personne, je me retrouve à en satisfaire beaucoup !

 

Je n'oublie pas le poème du crieur public :

 

Aussi rare neige en Provence

Qu’impatience du firmament

Servitude des monuments

Et souvenir de nos jouvences

 

Nous étions dans la peau du soir

Le rayon le tendre ostensoir

Nous étions sous le pal de lune

La nocturne clameur des dunes

 

Aussi rare neige en Provence

Que miracle en cœur de carnage

Compassion en étalage

Et quiétude de nos jouvences.

 

Que dire de cette semaine, sinon qu'elle ne compte pas moins de cinq célébrations de Noël entre mercredi et lundi !

Rajoutons-y deux dons du sang, une comédie sur la guerre des sexes, une chorégraphie des CE1 de l'Abeille avec la compagnie ex nihilo et une conférence sur la fin du monde qui n'aura pas lieu le 21 décembre 2012. je prie très fort pour que l'on en revienne aux bonnes vieilles pratiques millénaristes et que l'on ne nous ennuie avec ces vieilles lunes qu'à chaque début de millénaire !

 

Pas de nouvelles annonces à se mettre sous la dent, mais deux nouvelles annonces humoristiques :

 

Suite à l’installation de Depardieu en Belgique, le gouvernement français aurait décidé de modifier son nom sur sa carte d’identité et de le rebaptiser « J’égare Dieu, pardon !».

 

Suite à la réapparition d’une espèce de tortue donnée comme éteinte en Equateur, Silvio Berlusconi aurait décidé de réactiver un de ses clones pour briguer un nouveau mandat politique.

 

Il fait bien frisquet par ici ! Devant chez mestre Rémi, 33 rue des Poilus, je me lance et quelques têtes apparaissent puis s'en vont au gré de leur résistance à la température. Place sadi Carnot, personne en l'unique terrasse et voici la ferme de Noêl qui prend les trois-quarts de la Place.

 

Carrefour de l'horloge, je me décale un peu de l'échafaudage face au café du même nom. Il y a un peu plus de monde ici et une mère valeureuse reste avec son bambin jusqu'au bout de la déclamation.

 

Je poursuis avec le square Bouissou, devant le rassurant Père Noël. Quelques figures se pressent, mais la marchande de viennoiseries sort de sa boutique et me salue d'un sourire à changer le monde.

 

Dans la boucherie du Maréchal Joffre, la chanson fait un tabac, fredonnée par plusieurs personnes. L'air n'est pas facile (essayez ! Vous avez une version de Tino Rossi lui-même sur la Toile...bonne chance à tous !

 

A l'angle de la rue Joffre et de la Place Esquiros, c'est l'accueil chaleureux des forains et le sourire des passants qui empêche mon engourdissement. Berlusconi suscite des éclats de rire.

 

Vite, je fonce me réchauffer à la bibliothèque où Michèle chante avec moi. Encore Berlusconi !

 

Sur mes deux autres haltes du marché, j'arrive un peu tard, mais j'ai droit à des applaudissements nourris pour ma résistance au froid ! Un remerciement également pour un frigo trouvé grâce aux annonces du crieur. C'est mon métier, dénicheur aléatoire !

 

Je termine à la boulangerie Tomas où je déclame mon poème aux ouvriers d'un chantier voisin blottis dans leur camion pour la mangeaille du midi. Ils me remercient chaleureusement, me parlent de Beaudelaire, de Rimbaud, de Verlaine. Baudelaire est pour eux vécu comme le poète de la vraie vie, la dure, la ressentie ! Chapeau bas, Charles !

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 14:45

Aujourd'hui, pas de pluie

Du vent pour éprouver

Les coeurs et notre envie

De voir glisser la pluie

 

Peu de choses à dire, mais intéressantes tout de même : le concours d'illuminations de Noël(inscriptions jusqu'au 17 décembre à l'Office de tourisme), le Noël des créateurs à la galerie de l'Escalet, le téléthon, la réunion chaque jeudi à 19H des narcotiques anonymes à la maison des associations, le spectacle "rumba sur la lune" de vendredi au théâtre duGolfe pourles enfants de 3 à 5 ans, les contes, poèmes et chants de Noël par Monique Rousselle et votre serviteur le vendredi à 19H au restaurant comme à la maison, au même endroit mêmeheure le lendemain, une pièce de théâtre, pour la peau d'Elisa et le début du village de Noël à la jardinerie de Saint-Jean.

 

Je chanterai, Avent oblige, "mon beau sapin" en français et en version originale, en allemand.

 

Pour poème, un peu triste mais plein d'espoir, comme la saison, un texte de mon crû :

 

 

Il fait froid dans les yeux du temps

Le songe certain qui nous guette

Certain comme chair en suspens

Sous la robe des océans

Le songe certain qui nous guette



Prend des allures de merveilles

C’est, le soir d’offrande à l’Enfant

Chaque roi mage souriant

Prend des allures de merveilles



Souviens-toi des fils de la vierge

Et de la sauge souveraine

Quand l’or se fige dans les veines

Souviens-toi des fils de la vierge



Il fait froid dans les yeux du temps

D’une saison sacrificielle

Mais ne renonce pas et mêle

Ton cœur au coeur de l'étincelle :

Il fait froid dans les yeux du temps.

FG 3décembre 2012 20H59

 

Pas de nouvelles annonces, malgré l'intérêt croissant des Ciotadens pour celles-ci, mais de nouvelles annonces humoristiques :

 

 

Suite à la demande de Cécile Duflot aux autorités catholiques de prêter leurs locaux vides afin qu’ils servent de logement d’urgence, les représentants du Conseil des Evèques de France auraient lancé une campagne d’embauche massive de prêtres afin de contrer cette dangereuse attaque de la laïcité contre les lieux de culte.

 

Suite à une étude montrant que 23% des jeunes sont pauvres, l’association des riches retraités de France aurait proposé d’expérimenter des pilules accélérant le vieillissement sur les pauvres en contrepartie des pilules luttant contre le vieillissement des vieux riches.

 

Chez mestre Rémi, "petit papa Noël" réjouit les coeurs. La bonne odeur de pain de la boulangerie voisine me réjouit le coeur et le corps, ce que je m'empresse de dire à la boulangère venue sur  le pas de la porte.

 

  Place Sadi Carnot, le vide est immense. Heureusement, des habitués, me voyant décidé à clamer pour le ciel et peut-être quelques gabians, sortent de l'unique salon de thé ouvert en ces temps rudes et m'acclament. Puiis nous avons une discussion sur la diminution des prêtres en France.

 

Le carrefour de l'horloge est encore occupé par les travaux. Je fonce au square Bouissou où des ouvriers installent les sapins derrière l'immense Père Noël. Ils m'encouragent avec force. Je ne cède que lorsqu'un engin de chantier s'approche.

 

Dans la grande boucherie du Maréchal Foch, je n'ai pas de peine à former une belle chorale. Un des bouchers lance à la cantonade qu'il cherche une jeune femme, mais la seule jeune femme présente est déjà liée à un autre homme.

 

A l'angle de la chapelle Sainte-Anne et de la rue Joffre, mes amis les forains m'applaudissent. Une petite fille me regarde avec des yeux ronds tandis que le papa Noël, pour elle seule, passe en sifflotant dans les airs...

 

Une dame très remontée nous embarque, les forains et moi, sur une discussion. Elle voudrait nous faire croire que l'argent fait le bonheur. Nous la détrompons très vite et lui montrons le distingo entre misère et pauvreté, "pauvreté essentielle", comme le dit le poète Yves Broussard.

 

A la bibliothèque, avec mon amie Elisabeth rencontrée devant un étal de pyjamas, je chante "petit papa Noël" devant un public enthousiaste. Une dame chante "la comtesse aux pieds nus" telle que la chhantait Pétula Clark, et lme demande de trouver le dernier couplet. Un comédien qui vient de mettre une annonce dans ma boîte se mêle à la discussion.

 

Je termine sur le marché avenue Géry et au bout de l'avenue Pasteur. Dans les sourires et les encouragements, je comprends que la matinée a été humide et froide et que ma présence est la bienvenue.

 

Enfin, boulangerie Tomas, on me fait une annonce en direct, un lecteur de CD suffisamment puissant pour permettre des cours de danse à la maison des associations. je remercie le boulanger, qui, avec son verre d'eau, a chassé mon chat dans la gorge.

 

Quelle chanson classique de Noël dirai-je le 11 ?

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 14:42

La pluie a vaincu le crieur

Je le jure, sur mon honneur

A nous revoir, gens de la ville

Dans une journée plus docile !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 20:51

Ce mardi, le beau temps s'est réinstallé depuis plusieurs jours à un tel point que l'on dirait que le printemps revient.

Je  suis ravi de la chanson que l'on m'a demandée :

 

Bobby Lapointe

 

Elle s'appelait Françoise,
Mais on l'appelait Framboise !
Une idée de l'adjudant
Qui en avait très peu, pourtant,
(des idées)...
Elle nous servait à boire
Dans un bled du Maine-et-Loire ;
Mais ce n'était pas Madelon...
Elle avait un autre nom,
Et puis d'abord pas question
De lui prendre le menton...
D'ailleurs elle était d'Antibes !

Quelle avanie !
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du Destin...

 

Pour le poème, je pense à l'ami Marien qui part en Afrique pour trois moiset qui en reviendra transformé, bien sûr !

 

Mon ami qui pars

Pour l’aube du monde

Qui te dira combien tu me manques ?

 

La mangue perdue au bout de la branche

L’igname rugueux qui cache son festin

Le mil broyé par les hanches de celles qui engendrèrent la Beauté

 

A l’aube du monde, mon ami

Quel que fût le but du voyage

Il est impossible de ne pas se trouver.

 

FG 23H45 19 novembre 2012

  

 Côté annonces socio-culturelles, j'ai la semaine de la valorisation des déchets aux Jardins de l'espérance (mercredi et samedi), le forum santé jeunes à la salle Paul Eluard, la causerie sur le Sinaï au Grand Portique et le spectracle familiale "tête de lune" au théâtre du Golfe le vendredi, la remise des prix du concours de poésie Emile Ripert, la  soirée bouef à l'atelier Jazz Convergences et

le voyage imaginaire, spectacle humoristique écrit et joué par Jean-Marc Bonnel au restaurant "comme à la maison". Et pour finir, dimanche,

un concert de mélodies françaises de Debussy, Fauré et Offenbach avec Karine Verdu (soprano) et Elisabeth Guironnet (piano)

 

J'ai une nouvelle annonce, une sorte de défi : aventurière cherche un moteur de combi Wolkswagen.

Pour mon autre annonce, hourrah ! Après plusieurs semaines, je suis sur le point de dénicher un frigo et peut-être plus pour une famille nouvellement installée à La Ciotat. Croisons les doigts !

 

Et comment ne pas réagir à mes deux annonces humoristiques de la semaine ?

Suite au problème de désignation du Président de l’UMP, la commission de contrôle nommée cocoe trouva une solution. On lança une noix de coco en l’air. Si elle retombait en faisant le son « o », Fillon  gagnerait. Si elle retombait en faisant « é », Copé gagnerait. Si elle faisait un autre son, on recommencerait les élections. Vous connaissez la suite…

 

Suite au risque du réchauffement climatique de 4 degrés dès 2060 appelant à une utilisation plus intelligente de l’eau et des ressources naturelles, la banque mondiale aurait décidé créer une monnaie unique pour tous les pays du monde : le glaçon.

 

33 rue des Poilus, le bruit est là. "On découpe le carrelage à l'étage", me dit mestre Rémi, sûr de son fait. Je réussis à placer mes morceaux d'intervention entre les élancements de la disqueuse. Une dame bat la mesure sur "avanie et framboise".

 

Place Sadi Carnot, malgré le boucan des ouvriers en pleine réfection de toiture, je parviens à captiver les personnes à la terrasse du seul café encore ouvert. Une petite fille me montre longueme,t un morceau de sucre, mais c'est pour le donne rà sa mamie finalement. Saint diabète, protégez-nous !

 

Je m'éloigne un peu du carrefour de l'horloge ou un autre orchestre de réfection fait ses gammes. La chanson fait sourire nombre de passantes.

 

Le Père Noël est revenu au square Bouissou et son teint gris m'inquiète. Aurait-il succombé à la tentation tabagique ? Personne au café Slevin adjacent ? Je m'éclipse flanqué de mon fidèle Michel.


Dans la boucherie du Maréchal Joffre, c'est un tabac. Un boucher dme demande de passer de 12 à 5 quant à mon volume sonore. J'obtempère et tout se passe bien, sauf lorsque la patronne s'inquièrte en entendant parler de l'UMP. "Pas de politique dans la boutique", me dit-elle. Elle se rassure lorsqu'elle entend la blague. Un client me parle de la largeur des hanches des pileuses de mil, Michel de l'Antibaise d'"avanie et framboise". Ces messieurs ont justement perçu la sensualité en deux propos différents.

 

Angle rue Foch et place Esquiros, une dame m'interroge sur le marché de Noël.

 

A la bibliothèque, je forme un duo avec le poète Marien Guillé, celui-là même qui part pour trois mois à Noël.

 

Angle rue Michel Simon et avenue Géry, je suis alpagué par un forain hilare qui me demande ce que je suis venu crier à Marseille samedi après-midi ? " La tournée du compost", réponds-je, rigolard itou.

Bobby Lapointe a encore du succès et une foraine délaisse son stand pour m'écouter, rejoignant un groupe d'habitués et de nouveaux.

Angle avenue Géry et rue Pasteur, je crie au milieu du bruit des fermetures d'étals. Il n'est pourtant pas si tard, le marchand de bas morceaux cuisinés a encore des clients. Une dame m'interpelle au sujet du centre mutualiste Pierre Calisti menacé dde fermeture, selon elle dans une indifférence quasi générale.

 

Je termine à la boulangerie Tomas où nous parlons sentiments et espérances amoureuses.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 22:20

En ce 13 novembre, j'ai une chanson en commande : Merci patron par les Charlots en 1971 :

 

Paroles de la chanson Merci patron :
Quand on arrive à l'usine
La gaité nous illumine
L'idée de faire nos huit heures
Nous remplit tous de bonheur
D'humeur égale et joyeuse
Nous courons vers la pointeuse
Le temps d'enfiler nos bleus
Et nous voilà tous heureux
La ï ti la la la ï ti la la ï hé
[Refrain] :
Merci patron merci patron
Quel plaisir de travailler pour vous
On est heureux comme des fous
Merci patron merci patron
Ce que vous faites ici bas
Un jour Dieu vous le rendra

Un petit poème du crieur par là-dessus :

 

Si tu poses tes lèvres

Sur des lèvres exquises

Ne dis pas que la fièvre

T’a prise

Regarde les vivants

Qui pleurent à chercher

Malgré tous les tourments

L’aimée

Et soulage ta fièvre

A ces lèvres permises

Pour réveiller l’orfèvre

Exquise. FG 12 novembre 22H01

 

Question annonces culturelles, il y a pléthore : exposition de l'atelier de peinture du CIQ Saint-Jean à la galerie du port et "Poésie-cinéma' aux Pénitents Bleus, le beaujolais nouveau en centre-ville et à la salle Paul Elurad avec balèti, uen confrence sur les exoplanètes, une veillée à l'ancienne, des pièces de théâtre dont le cacou et la cagole qui divorcent, les 20 ans du CIQ Nord-Ouest, les informations et démonstration de compostage et broyage des déchets aux jardins de l'espérance, une soirée de chansons brésiliennes au restaurant comme à la maison, le lancement d emon recueil de poèmes au cercle de La renaissance, le jazz vocal de Kristin Marion à Jazz Convergences, la course nature de l'OCCP, le loto d'Alma de Rumba...

 

Et les annonces humoristiques : 

Suite à la volonté du ministre du budget Jérôme Cahuzac de récupérer 1 milliard supplémentaire d'euros sur la fraude fiscale, l'Organisaation des Riches de France aurait menacé le gouvernement de partir s'installer en Belgique.

 

Suite à l'annonce par le Royaume-Uni de la fin de son programme d'aide à l'Inde, l'Inde serait sur le point d'annoncer la création de son programme d'aide au Royaume-Uni.



Pour les annonces de La Ciotat, il y a toujours cette école qui cherche des ordinateurs et une chaîne hi-fi, et qui est un signe dévastateur du manque de solidarité ainsi que des problèmes de moyens dont souffre l'école publique.



Après les grosses pluies de la semaine dernière, les réfections de toiture se multiplient, avec leur lot de perturbations sonores.



Chez mestre Rémi, 33 rue des Poilus, un silence auguste et presque inquiétant, à peine troublé par le passage de quelques personnes.

Place Sadi carnot, la chanson est très appréciée.

Square Bouissou, après un accueil favorable des mamans buveuses de café, je parle dans le désert.

Dans la boucherie de la rue Joffre, la quinzaine de personnes m'écoute. Une dame me reproche de parler et un monsieur me tape sur l'épaule d'un air amical en sortant. Le patron me sourit et la patronne me reproche de ne pas être dans la tonalité.



A l'angle dela rue Joffre et de la chapelle sainte Anne, les saluts et les discussions commencent. L'éducation nationale fait peine.



Au temple de la culture, en notre petite bibliothèque, l'auditoire m'attend. Une jeune femme me reproche de ne pas l'avoir appeleée pour chanter avec moi. Or, son échoppe a changé de place.

 

Angle rue Michel Simon et avenue Géry, un boutiquier m'avoue qu'il laisse sa porte ouverte pour m'entendre. Il a longuement incité ses clients à déposer des annonces ou à participer aux promenades humoristico-instructives.

 

Angle avenue pasteur et Ghirardelli, je réussis à surprendre quelques Ciotadens qui ne m'avaient pas encore vus.

 

Je termine à la boulangerie Tomas pour un  duo avec la patronne qui connaît la chanson par coeur !







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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:44

C'est notre exploratrice elle-même, Cécile Carrega, qui fera la p^résentation du Sinavendredi 23 novembre à 18H30 au Grand Portique, qui s'exprime :

 

RENCONTRE AUTOUR DU SINAI – Novembre 2012 – le Grand Portique – La Ciotat

 

Le Sinaï est une région d’Egypte, territoire rétrocédé par Israël au début des années 80, majoritairement composée de déserts montagneux et marquée par la culture Bédouine. C’est là que j’ai vécu durant cinq années, sur les bords de la Mer Rouge, à Dahab et Charm el Sheikh.

J’aimerais vous raconter mon expérience de ce pays et de ses multiples cultures. Je voudrais vous conter les anecdotes qui m’ont amenées à tant aimer le Sinaï et ses habitants, pour certains devenus des amis pour la vie.

Entre traditions ancestrales et modernité, l’Egypte vibre de cette collision violente pour n’avoir pas été progressivement assimilée. Il est frappant de se retrouver chaque jour face à ce contraste, certes parfois perturbant mais si plein d’énergie.

Pour un moment convivial avec Le Grand Portique, je vous invite à partager mes souvenirs du Sinaï le 23 novembre 2012 à 18h30.

 Cécile Carrega

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:14

Un grand merci à la Provence pour ce grand article sur notre soirée consacrée à Gérard Chaumont, auteur-compositeur-interprète :

 

la-provence-du-1ernov20120001.jpg

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 16:32

Petite expérimentation ce matin : je commence sur le marché à 9H40. Beaucoup de gens s'affairent et sont peu attentifs. La population est plus vieille et n'a curieuseemnt pas le temps de flâner, à part une dame avec qui je vais parler dix minutes du garde-champêtre d'antan.

Pour ce mardi précédant la commémoration de l'armistice de 1918, j'ai trouvé une chanson "la butte rouge", qui date de 1923 et parle bien des horreurs de la guerre. Le chanteur Renauid l'avait remise au goût du jour dans les années 80 :

 

LA BUTTE ROUGE (Montéhus-Krier) 1923

 

Sur cette butte là y'avait pas d'gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah c'était loin du Moulin d'la Galette,
Et de Paname qu'est le roi des patelins.
C'qu'elle en a bu du bon sang cette terre,
Sang d'ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents !

La butte rouge, c'est son nom, l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains...

Un petit poème d'appel pour les gens de la rue, inventé comme d'ahbitude la veille :

Dans la rue le secret

Dans le sable le rêve

Dans la palme la sève

Dans la rue le secret

 

Tenir à vous

Semblables nus

Sous l’arc-en-ciel

Des pieds-de-nez

 

Qui vous fait croire

A des jeux longs

Des jeux si longs

Qu’ils vous enlèvent

 

Mon métier c’est grand’joie

Et c’est petite peine

Oui petite est ma peine

Devant vos jeux de roi

 

Mais je marche et vous trouve

Sur la place en nos rues

Sur la face décrue

Qu’un monarque réprouve

 

Dans la rue le secret

Dans le sable le rêve

Dans la palme la sève

Dans la rue le secret.

FG 21H57 5 novembre 2012

 

J'arrive avec un peu de retard chez mestre Rémi. Peu de gens, mais déjà des intérêts pour les informations (peintures et collages d'Hortense Buonavita à la galerie du port, projections de films muets et improvisations au piano par Michel Robert au théâtre du Golfe, que je recommande chaudement, don du sang, soirée spectacle cabarêve, concert hommage à Jean Ferrat par Monsieur Dermesropian, Ze Poetik show de Marien Guillé et Mélanie Arnal au restaurant comme à la maison, la commémoration, donc, de l'armistice au cimetière Sainte-Croix, la vente de charité et le loto de l'amicale des quinquagaires.

Côté annonce, toujours les chaises pour une association culturelle, un frigo, un canapé, une machine à laver et un congélateur pour une famille arrivant à La Ciotat, et une école de La Ciotat qui cherche une chaîne hi-fi et de vieux ordinateurs.

Enfin, les annonces humoristiques qui me font travailler les neurones, mine de rien :

Suite à l’affluence de personnes désireuses d’échapper à la fin du monde en se réfugiant sur le pic de  Bugarach (Aude), le gouvernement français aurait prévu d’imposer une taxe à tous les croyants de l’Apocalypse imminente.

 

Suite à la remise d’un plan de  relance l’économie française par l’ancien patron d’EADS Louis Gallois au gouvernement socialiste, le Président Obama aurait décidé de commander un plan de relance de l’économie américaine à Fidel Castro et Hugo Chavez.

 

 Place Sadi Carnot, je parle pour les courageux en terrasse de déco thé café. L'écume des glaces a fermé ses portes pourt de longs mois. je leur tire mon chapeau de travailler sans discontinuer pendant 9 mois puis de prendre 3 mois de vacances ! La chanson est très appréciée, les annonces humoristiques aussi.



Carreefour de l'horloge, un échafaudage et des travaux  m'empêchent de m'adresser au public. Je pars au square Bouissou et je joue avec les ouvriers sur un toit voisin à qui ne fera pas de bruit pendant que l'autre s'exprime. Ce jeu nous amuse tous beaucoup.



Ah, la boucherie de la rue du Maréchal Joffre ! J'y remarque une attention de plus en plus grande, jusqu'à ce que la patronne arrive en courant et en criant plus fort que moi !



A l'angle de la rue Joffre et de la chapelle Sainte Anne, je retrouve d'autres amis forains et la complicité d'un public nombreux. Je suis obligé de m'interrompre à plusieurs reprises pour saluer les uns et les autres, ce qui correspond tout à fait au poème déclamé ce jour.



Je termine à la bibliothèque où une dame et des enfants s'assoient comme au spectacle, puis prennent part à la discussion.



J'ai une pensée pour la boulangerie Tomas qui va m'attendre. Té ! Je lui expliquerai avant mardi prochain !

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:58

Aujourd'hui, après l'hiver précoce et son coup de Mistral, je passe à la tenue d'hiver, entre chataigne et citrouille.

Toussaint oblige, j'ai choisi une chanson sur le thème de la mort, mais humoristique :

LA MORT DE LA PALICE

 

Hélas ! La Palice est mort
Il est mort devant Pavie
Hélas ! S'il n'était pas mort
Il serait encore en vie (bis)

Hélas ! Qu'il eut bien grand tort
De s'en aller à Pavie !
Hélas ! s'il ne fût point mort,
Il n'eût point perdu la vie (bis)


Il était fort bien vêtu
Son habit doublé de frise
Et quand il était tout nu
Il n'avait point de chemise (bis)

Deux jours avant de mourir
Ecrivait au roi son maître
Hélas, s'il n'eût point écrit
Le roi n'eût pas lu sa lettre (bis)

Il était très bon chrétien
Et vivait dans l'abstinence
Et quand il ne disait rien
Il observait le silence (bis)

Il est mort le vendredi
Passée la fleur de son âge ...
S'il fût mort le samedi
Il eût vécu davantage (bis)

Les médecins sont d'accord
Et toute la pharmacie
Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie (bis)

Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie (bis)

Que deux jours avant sa mort
Il était encore en vie (bis)

Pour le poème, nous rirons moins, car Baudelaire était loin d'être désopilant :

 

 

J'égrène les nouvelles, marquées par le retour en force des lotos : la soirée Halloween au restaurant Comme à La Maison, la journée nationale du souvenir au cimetière Sainte Croix, vendredi une castagnade des nostalgiques de La Cité et une projection de film et de diaporama sur la spéléologie à La Ciotat, une pièce de théâtre "la rose des sables " au théâtre du Golfe et une soirée portes ouvertes à l'atelier Jazz Convergences, et donc, trois lotos entre samedi et dimanche.

 

Pour les petites annonces, il y a cette famille qui a trouvé un appartement et qui cherche un frigo, un canapé clic-clac, une macine à laver, des éléments de cuisine, et qui a déjà un téléviseur.

 

Et pour terminer, les petites annonces humoristiques, un peu amères pour seoir à la saison :

 

Suite à un sondage d’Associated Press montrant qu’une majorité de citoyens des Etats-Unis est  raciste, un chiffre en progression depuis l’élection de Barack Obama, Marine Le Pen aurait proposé à Harlem Désir d’être le prochain candidat socialiste à la présidentielle française.

 

Suite à la menace de François Copé d’en appeler à la rue pour contrer les initiatives du gouvernement, le ministre de l’Intérieur aurait décidé de mettre en place un système de notation des manifestations. De gauche, elles seraient bonnes et obtiendraient entre 10 et 20 sur 20 ; de droite, elles seraient mauvaises et obtiendraient entre 0 et 9 sur 20.



Chez mestre Rémi, il commence à y avoir du monde, car les vacances sont synonymes d'affluence. une ribambelle d'enfants me dévisage.



Plaxe Sadi Carnot, le tempas doux m'amène un public souriant, tandis que l'ami Bruno m'accompagne au djembé depuis sa fenêtre.



Le carrefour de l'horloge est impraticable à cause d'une épaisse poussière qui se dégage d'un immeuble en plein ravalement de façade. Je crains que nous n'en soyions qu'au tout début de l'écologie en la matière...



Vite, au square Bouissou ! Entre deux versements de gravats du toit dans la conduite ad hoc, je place mes annonces devant une dizaine de personnes.



A la boucherie du Maréchal Joffre, une trentaine de personnes m'écoute avec joie comme un peu plus loin à l'angle de la chapelle sainte-Anne. Entretemps, j'ai rencontré une déquilleuse de ballon professionnelle adoré des enfants du quartier !



A la bibliothèque, on dirait l'église au Moyen-Age. Ca bouge là dedans ! Jamais je n'ai eu d'auditoire aussi vaste.

Et je termine avec mes deux stations sur le marché. A nouveau, des forains me demandent d'augmenter le nombre de mes arrêts. "Je le note dans mon prochain dossier de subventions, c'est bientôt !" leur réponds-je tout joyeux. on me demande également de changer mes horaires et de commencer à 9H sur le marché car, hors-saison, les acheteurs viennent et partent plus tôt.



La boulangerie Tomas se passe tranquillement.

 

La mort des pauvres

C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au soir ;

A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir ;

C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus ;

C'est la gloire des Dieux, c'est le grenier mystique,
C'est la bourse du pauvre et sa patrie antique,
C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus !

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