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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 21:03

Avant de se consacrer à des activités purement estivales, le Grand Portique vous convie à ses deux dernières activités régulières avant septembre :

 

Le vendredi 24 juin 2011 à 18H au 18 rue Louis Vignol : initiation à l'écoute musicale du jazz, par Michel Raffin

 

Le mardi 28 juin 2011 à 20H30 au 18 rue Louis Vignol : veillée à l'ancienne, venez avec un dessert ou une boisson à partager (si vous pouvez) et surtout avec quelque chose à dire ou chanter (poème, devinette, blague, historiette, chanson...)

 

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour bien finir l'année !

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 08:38

Pour cette matinée du mardi 14 juin, j'ai deux Michel au lieu d'un ! Un nouveau Michel arrive avec une facture d'une restauration de statues dans une église pas piquée des vers...il va m'accompagner de sa grosse voix tout au long du parcours.

 

j'ai choisi Jean-François de Nantes, une chanson à laquelle le public peut participer, ce qui sera le cas partout, avec une mention à la place Sadi Carnot qui s'y prête si bien. J'aurai entre 5 et 15 chanteurs d'occasion par station !En majuscule ce que scande le public :

 

JEAN-FRANCOIS DE NANTES    

C'est Jean François de Nantes OUE, OUE, OUE
Gabier sur la fringante OH MES BOUES

Jean François

 

Débarque en fin d'campagne OUE, OUE, OUE
Fier comme un roi d'Espagne OH MES BOUES

Jean François

 

Pour ce mois de Juin, je pense à Charles Guérin (1873-1907)

 

Goûte, me dit le Soir de juin avec douceur,
Goûte ma reposante et secrète harmonie,
Et forme tendrement ton âme et ton génie
Sur le ciel d'où je viens avec la Nuit ma soeur.

Regarde-nous marcher au bord de la colline,
Comme un couple inégal de beaux adolescents
Sur mon épaule, avec des gestes languissants,
La Nuit lente à me suivre en soupirant s'incline.

Respire les parfums frais et délicieux
De toute l'herbe en fleur que nos pas ont foulée ;
Fonds-toi dans l'ombre bleue où ma soeur étoilée
Disperse les lueurs tremblantes de ses yeux.

Ô poète ! voici la grâce et le mystère :
Accueille-nous, demeure avec nous jusqu'au jour,
Car c'est pour féconder ton rêve de l'amour
Que le Soir et la Nuit descendent sur la terre.

 

Odile Dubost et sa caméra sont revenues. Mais je les oublie rapidement.

 

Chez Patati et patata, l'espoir est ténu de voir quelq'un reprendre. laurence et sa belle-soeur semblent intéressées. je leur dis que des poètes aimerainet bénéficier d'un semblable local en règlant un cinquième ou un dixième de loyer par mois...à suivre. Nous sommes 7 à savourer cette demi-heure matinale.

 

Aux annonces humoristiques :

Suite  à la reconnaissance par les pays occidentaux de la rebellion comme représentant légitime du peuple lybien, la Lybie reconnaît les indignés comme les représentants légitimes de France et d’Espagne.

 

Suite à l’absence de gouvernement belge depuis un an, l’Etat français songerait sérieusement à se doter d’un gouvernement à temps partiel pour réduire les dépenses publiques.

 

s'ajoute la lecture hilarante de la facture de 1841 où l'on détaille notamment que l'on a remplacé la queue du Saint-Esprit et refait un enfant à la Sainte Vierge...honni soit qui mal y pense !

 

Dans la rue, je profite des petites annonces pour demander si quelqu'un sait ce que l'on commémore le 18 juin et qui est Mario Monicelli. Dans les deux cas, j'obtiens peu de bonnes réponses...

 

Encore ce jeune homme qui passe carefour de l'horloge et me remercie de faire "quelque chose d'important". j'aimerais qu'il m'en dise plus mais en même temps je trouve cela très fort et très pudique.

 

Le square Bouissou sera un peu moins désert et de toutes les annonces, c'est la fête des quartiers Abeille-Maurelle-matagots-La Treille qui a le plus de succès, devant la fête des sports aux plages.

 

Applaudissements d'une jeune dame place Sadi Carnot à l'annonce de gouvernement à temps partiel. "c'est exactement ce que je pense", dit-elle.

 

Grande discussion avec une dame dans la boucherie, toujours à ce sujet. Est-ce que les membres du gouvernement et de leurs cabinets servent tant que cela et méritent des salaires mirobolants ?

 

C'est dit, je garde l'angle de la chapelle Sainte-Anne, avec un piedestal de surcroît.

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:05

Quelle bonne idée mes amis ! Martine, Bernard, Lionel, Philippe et Michel ont décidé de former la chorale des troubadours pour chanter avec moi "le fiacre" de Léon Xanroff :

 

Un fiacre allait, trottinant
Cahin, Ca-ha,
Hu', dia ! Hop là !
Un fiacre allait, trottinant,
Jaune avec un cocher blanc

Derrièr' les stores baissés,
Cahin, Ca-ha,
Hu', dia ! Hop là !
Derrièr' les stores baissés,
On entendit des baisers

Puis un' voix disant : « Léon ! »
Cahin, Ca-ha,
Hu', dia ! Hop là !
Puis un' voix disant : « Léon ! »
Tu m'fais mal, ôt' ton lorgnon ! »

 

(...)

C'est une chanson joyeusement immorale, et qui nous vaudra quelques commentaires suite aux affaires Tron et DSK. L'air semble osciller entre puritanisme hypocrite et règlement de comptes entre les sexes.

 

Un beau cadeau m'a été offert par Yves. "Connais-tu le poème "Pâle étoile du soir, messagère lointaine ?"

Et il me dit la moitié du poème !

Le voici en intégralité (belle performance que de le lire en plein air ! Heureusement que le regard des femmes m'encourage !)

 

 

OEME

Alfred de Musset (1810-1857)

 

Pâle étoile du soir, messagère lointaine,

Dont le front sort brillant des voiles du couchant,

De ton palais d'azur, au sein du firmament,

Que regardes-tu dans la plaine?

La tempête s'éloigne et les vents sont calmés.

La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère;

Le phalène doré, dans sa course légère,

Traverse les prés embaumés.

Que cherches-tu sur la terre endormie?

Mais déjà, vers les monts, je te vois t'abaisser;

Tu fuis, en souriant, mélancolique amie,

Et ton tremblant regard est près de s'effacer.

Étoile qui descends vers la verte colline ,

Triste larme d'argent du manteau de la Nuit,

Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine,

Tandis que pas à pas son long troupeau le suit,

Étoile, où t'en vas-tu, dans cette nuit immense?

Cherches-tu, sur la rive, un lit dans les roseaux?

Ou t'en vas-tu, si belle, à l'heure du silence,

Tomber comme une perle au sein profond des eaux?

Ah! si tu dois mourir , bel astre, et si ta tête

Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux,

Avant de nous quitter, un seul instant arrête; ---

Étoile de l'amour, ne descends pas des cieux!

 

Je retrouve avec plaisir Patati et patata rue Camille Pelletan. Nicolas reprendra-t-il l'endroit ?

Nous emplissons l'espace et reparlons de l'affaire DSK, peut-être à cause de l'annonce :

 

Mesdames, mesdemoiselles, quel meilleur candidat pour les écologistes, Hulot-Joly ou Julot au lit ?

 

Cette semaine, peu d'annonces ! Les galas de danse se poursuivent, la fête du CIQ Fontsainte bat son plein et personne ne connaît l'esplanade François Mulet, la Tasse, pardi !

 

On recherche toujours un piano ou un clavier avec toucher de piano.

Vends télé couleur achetée un an à Carrefour. 50 euros.

 

Chez patati et patata, nous révisons "le fiacre". Guilleret, sautillant !, dit Martine.

 

Au 33 rue des Poilus, la troupe fait venir du monde, dont quelques personnes qui chantent avec nous. Applaudissement du balcon d'un inconditionnel.

 

Place sadi Carnot, re-fiacre et remonde, le sondage pour les personnes du beau sexe fait bien rire.

 

Carrefour de l'horloge, le nombre fait venir le nombre et une demoiselle appuyée sur sa canne rit encore.

 

Square Bouissou, sauvé grâce aux demoiselles de Kaan et un monsieur qui m'échange deux cerises contre une feuille de chou.

 

La boucherie réserve son lot habituel de bruit, mais on s'amuse beaucoup.

 

La troupe se désagrège au fil du temps. il ne reste plus que Martine et Michel à l'angle de l'église.

C'est un des meilleurs endroits, avec l'accueil favorable des forains. J'ai toujours quelques applaudissements et sourires suite à l'annonce suivante :

Suite à l'envoi d'hélicoptères de combat en Lybie pour protéger les populations civiles, sociétés d'armement proposent de vendre des missiles pour combattre la faim et la maladie dans le monde.

 

Je termine dans mes deux boulangeries favorites. Chez Tomas, une vieille dame chante avec nous le fiacre. Je repars avec mon pain quotidien.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 22:21

Record battu !

Nous avons frôlé la barre des 40 personnes pour cette fête des voisins 2011 !

 

fetedesvoisins2011a.JPG

 

Merci à Christiane, seule habitante de la rue, et que l'animateur Frédéric Ganga a fait applaudir à juste titre !

 

Mais des gens de plusieurs endroits du centre-ville s'étaient déplacés, leur rue ne proposant pas ce rendez-vous annuel fort sympathique.

 

Nous avons chanté, ri et écouté pendant près d'une heure Christian Delord interprétant en brésilien des bossas novas, accompagné par l'ami Jean-Philippe à la batterie. La sono "spécial karaoké" du Grand Portique a bien résisté à l'épreuve...

 

fetedesvoisins2011cd.JPG

Pour la petite histoire, une habitante a pu enfin résoudre son problème de télévision perturbée par le passage de l'analogique au numérique.

 

 

fetedesvoisins2011b.JPG 

.

 

A l'année prochaine et merci aux voisins !

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 21:55

J'ai retrouvé avec plaisir Fadila la Lyonnaise, qui m'accompagne ce matin avec le Toulousain Jean-Marie et mon fils Baptiste. Souvenirs des premiers festivals de poésie partagée et d'un couscous somptueux au foyer des anciens des Chantiers Navals Ciotadens...non, je ne chanterai pas "les Canuts" mais, surprise ! se canta (se canto pour les Provençaux), que Jean-Marie connaît parfaitement et qui le ravira. Ô Toulouse !

 

Il règne une certaine morosité dans le centre-ville. Papati et patata a fermé ses portes. L'association des commerçants essaie de retrouver un cap.

Se canta, l'hymne de l'Occitanie, comme chaque hymne, est émouvant à chanter. Il faut imaginer des dizaines de milliers de poitrines se soulevant et s'abaissant, comme avant une rencontre de rugby dans le Sud-Ouest.

 

Se canta, que cante

Canta pas per ieu

Canta per ma mia

Qu'es a luenh de ieu...

 

J'ai devant moi la graphie classique, mais compréhensible par tous les amoureux de la langue d'Oc, "des Alpes aux Pyrénées". Estranger, je ne prends pas parti entre les graphies mistralienne et classique !

 

Il y a beaucoup de choses à dire cette semaine. Les galas de danse commencent. l'affaire Tron rejoint l'affaire DSK. Les concombres empoisonnés surgisssent. L'Allemagne sort du nucléaire, l'acampado dei vieio careno et la foire commerciale de l'Ascension reviennent...

 

J'ai choisi un poème de l'inventeur du poème en prose, qui n'est pas, comme on le croit souvent, Charles Baudelaire, mais...Aloysius Bertrand.

 

Encore un printemps

Encore un printemps, - encore une goutte de rosée, qui
se bercera un moment dans mon calice amer, et qui s'en
échappera comme une larme !

Ô ma jeunesse, tes joies ont été glacées par les baisers
du temps, mais tes douleurs ont survécu au temps qu'elles
ont étouffé sur leur sein.

Et vous qui avez parfilé la soie de ma vie, ô femmes !
s'il y a eu dans mon roman d'amour quelqu'un de trompeur,
ce n'est pas moi, quelqu'un de trompé, ce n'est pas vous ! (...)

En voilà un beau poème d'envoi !

 

La chanson a un franc...euh, un méridionnal succès ! Le poème aussi, d'autant plus que Fadila persuade Baptiste de le dire avec elle. Question volume sonore, il y a encore du travail, mais l'intention y est. Ils me soutiendront ainsi tout au long de la déambulation.

 

Devant Aventuris, 33 rue des Poilus, on me reconnaît et on m'encourage, dans la rue et aux balcons !

Place Sadi Carnot, vive la pluie de nuit ! Tout scintille, et les sourires affluent. La moitié des gens présents me saluent.

 

Carrefour de l'horloge, une jeune femme, Manon, écrit compulsivement des mots au verso d'une de mes feuilles de chou et les dit sur un rythme rapide, façon "slam". Un jeune homme hésite encore à s'exprimer...

 

Square Bouissou, il y a enfin un peu de monde, dont les escaliers à droite de la boutique KAANet ces deux jeunes gens avec qui nous parlons des emplois précaires des associations. 600 euros pour 20 heures, et changement au bout de six mois. Quel avenir, que construire avec cela ?

 

Les annonces humoristiques marchent toujours :

 

Femme cherche homme ne souffrant ni du syndrome de Tron, ni du syndrome de DSK, si ça existe.

 

Suite  à l'épisode des concombres empoisonneurs, éditeur de BD propose de confier l'affaire au légendaire concombre masqué.

 

 A la boucherie, salle pleine. Une fois de plus, cela se termine en joyeux tohu-bohu, mais quel beau moment pour Baptiste qui prend conscinece de la force d ela parole en public !

 

 Je me sens de plus en plus à l'aise à l'angle de la chapelle Sainte Anne et de la rue du Maréchal Joffre, adopté que je suis par les forains. Une ciotadenne applaudit la chanson à tout rompre et crie "bravo !"

 

 Je termine chez mes deux boulangères favorites.

 

 Au petit sondage : existe-t-il des hommes n'ayant ni le syndrome de Tron, ni celui de DSK, la réponse est : NON, pour toutes les femmes ayant accepté de répondre. Messieurs, il va falloir se reprendre illico presto !

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 09:30

Voici le reportage video qu'a réalisé Odile Dubost sur  le crieur public de La Ciotat

 

A consommer sans modération !

 

video 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 14:16

Une poétesse marseillaise m'a accompagnée à La Ciotat ce vendredi 20 mai.

Dorothée Volut a partagé avec moi des poèmes à deux voix, provoquant de belles réactions dans le public. Au-delà des poèmes, elle s'est mise à improviser, se servant des écriteaux des commerçants et de tout ce qu'elle voyait.

Cela m'a donné une autre force (publique).

Qu'elle en soit ici remerciée !

 

Vive la fraternité poétique !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 13:53

Annie a fait les plans du nouveau costume et je lui ai amené des chausses à moyennâger.

 

Un forain me réclame les paroles des chansons du prisonnier de la tour (voir les échos du crieur XVI); je retourne à la maison pour les lui donner. Il me propose de l'argent. Je lui rétorque que c'est gratuit !

 

Aujourd'hui, je commence en retard suite aux encombrements pedestres du marché qui bat son plein. Chez Patati et patata, je chante :

Comment vouloir qu'une personne chante

Quand elle n'a pas son coeur en liberté

laissez chanter ceux que l'amour contente

Et laissez-moi dans mon malheur pleurer...

 

vieille chanson anonyme de 1555 !

Je me perds un peu dans le rythme. J'ai un doute. Arriverai-je à la chanter correctement dehors ?

Le poème d'Auguste Angellier (1841-1911) est plus facile à dire :

 

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;

Elles apportent l'âme aux limites de l'être,

Et livrent des secrets autrement inneffables,

Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître...

 

Cela me permettra une devinette tout au long de la matinée en guise de préambule à la lecture de ce poème, LES CARESSES DES YEUX:  quelles sont les caresses les plus adorables ?

Voici les réponses :

des nuits

de lune

des femmes

des hommes

des chats

des enfants

des mamans

du ventre (est-ce à manger ? est-ce un massage ventral ?)

 

Pas d'annonces exceptionnelles, à part la soirée aux restos du coeur, la réunion publique sur l'amiante et la fête des voisins et le fameux vide-grenier de l'Abeille.

 

Je  repars avec "les confidences de Pagnol" à lire avant de crier cet été à Aubagne...

 

Devant Aventuris, 33 rue des Poilus, quelques personnes tendent l'oreille et se demandent si l'annonce humoristique est vraisemblable :

Suite à l'éruption du volcan islandais, société hispanique propose d'utiliser une partie des chômeurs espagnols de moins de vingt-cinq ans (40% de chômage dans cette tranche d'âge !) à collecter les cendres dès leur sortie du volcan avec des filets à papillons en titane. Miracle ! La chanson passe par moi ! Je garde le rythme grâce à Michel qui se sert du livre de Pagnol comme instrument à percussion !

 

Place Sadi Carnot, je retrouve les aquarellistes et les ciotadens en terrasse. Je m'amuse à poser les questions sur la fête des voisins le vendredi et celle des mères le dimanche. Tout le monde n'est pas au courant !

 

Carrefour de l'horloge, j'entre en contact avec des clients du café du même nom.

 

Square Bouissou, un monsieur vient me demander la date et l'heure de la réunion sur l'amiante.

 

Aux Tropiques café, une dame m'écoute attentivement. Puis je sors m'installer dos à l'angle de l'église et de la place Esquiros pour ce qui est ma nouvelle station de travail. C'est un bon endroit ; il ya du mond eet j'ai le soutien des forains.

 

Je termine en roue libre à la boulangerie Lévêque et à la boulangerie Tomas. A ce dernier endroit, nous passons vingt minutes à rire  avec un client qui demande au boulanger, à la boulangère et à votre serviteur si quelqu'un sait avec quelle femme DSK allait dans des clubs échangistes. La réponse fuse : "nous n'en savons rien et nous, nous ne mangeons pas de ce pain-là !" Je repars avec mon offrande fromentine, bénissez les boulangères Mon Dieu !

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:56

Relative à notre veillée de mai :

 

laProvence15mai20110001.jpg

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 14:11

Pourvu que mon costume d'été soit bientôt prêt ! Le printemps chauffe déjà !

 

Chez Patati et Patata, la chanson que m'a demandée une dame rue des Poilus est prête ; il s'agit du prisonnier de la tour, avec un refrain fort connu des anciens :

 

Si le roi savait ça, Isabelle

Isabelle, si le roi savait ça

A la robe de dentelle, vous n'auriez plus jamais droit,

Isabelle, si le roi savait ça.

 

J'ai pu sur Internet écouter trois extraits, par les compagnons de la chanson (confus, car polyphonique), Cora Vaucaire (doux à souhait) et la grande Edith Piaf (avec une attaque et un ton plus acérés).

 

Il y a du monde et la discussion va bon train, surtout après l'annonce sur le directeur du FMI :

Suite au record du monde de la dette fédérale des Etats-Unis d'Amérique (plus de 14 000 milliards de dolalrs), le FMi propose d'échanger une moitié du trop-plein d elibido de DSK contre la moitié de la dette en liquide.

 

Personne n'arrive à comprendre comment cela a pu se passer. Comment un homme sur le point de se présenter à la candidature politique suprême en France peut-il agir comme cela ?

 

Le poème de Jean Passerat (1534-1602), aurait pu s'inspirer de Ronsard (1524-1585) :

 (...)

Laissons ce regret et ce pleur

A la vieillesse ;

Jeunes, il faut cueillir la fleur

De la Jeunesse.

Or que le ciel est le plus gai,

En ce gracieux mois de mai,

Aimons, mignonne :

Contentons notre ardent désir :

En ce monde n'a du plaisir

Qui ne s'en donne.

 

Rue des  Poilus avec l'ami Rémi. Le prisonnier de la tour a marqué les esprits, merci à Francis Blanche et Gérard Calvi ! Sur la vingtaine de personnes qui passent, il y en a bien une dizaine qui rigolent à mes blagues et chantent.

 

Un monsieur m'apostrophe dans la rue des Poilus et me dit : "être ou ne pas être" sur un ton théâtral.

 

Place Sadi Carnot, un peu de monde dont des aquarellistes. Arrivées en retard, deux jeunes dames me redemandent les informations et me parlent de leur intérêt pour la poésie. Viendront-elles le jeudi matin entre 10H et midi au café-poésie que j'orgnaise au Tropiques café ?

 

Carrefour de l'horloge, attention à ne pas forcer dans les aigus ! Finalement, tout le monde m'entend. L'annonce la plus intéressante semble être la promenade poétique avec le poète Christian Gorelli, à égalité avec la soirée au profit des restos du coeur. Pour les 90 ans de l'étoile sportive de La Ciotat, j'ai même droit à quelques remarques d'anciens joueurs ou de mamans de jeunes adeptes du ballon rond !

 

Square Bouissou, belle place, j'ai le bonheur de voir la dame qui m'a demandé cette chanson depuis plusieurs mois. Nous sommes ravis tous les deux, ainsi que quelques personnes. Un jeune couple s'attarde et le monsieur prend en photo le fiston de deux ans qui me regarde bouche bée.

 

La boucherie de la rue du maréchal Foch m'accueille dans un calme inhabituel. C'est que j'ai oublié de dire qu'une vidéaste m'accompagne avec sa caméra au poing. Là encore, on chante.

 

Personne à Tropiques café, des allemands et des qui-vont-partir en terrasse. Je choisis donc l'angle de l'église Sainte-Anne et de la rue du Maréchal Joffre avec la complicité des forains. C'est une première et elle fonctionne bien !

 

A la boulangerie Lévêque, après une scène théâtrale avec deux forains devant la caméra, je chante pour le bonheur des dames présentes.

 

Je termine doucement à la boulangerie Thomas, non sans y avoir gagné mon pain quotidien ni discuté à nouveau sur l'étrange affaire de Monsieur DSK.

 

 

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