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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 14:16

Une poétesse marseillaise m'a accompagnée à La Ciotat ce vendredi 20 mai.

Dorothée Volut a partagé avec moi des poèmes à deux voix, provoquant de belles réactions dans le public. Au-delà des poèmes, elle s'est mise à improviser, se servant des écriteaux des commerçants et de tout ce qu'elle voyait.

Cela m'a donné une autre force (publique).

Qu'elle en soit ici remerciée !

 

Vive la fraternité poétique !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 13:53

Annie a fait les plans du nouveau costume et je lui ai amené des chausses à moyennâger.

 

Un forain me réclame les paroles des chansons du prisonnier de la tour (voir les échos du crieur XVI); je retourne à la maison pour les lui donner. Il me propose de l'argent. Je lui rétorque que c'est gratuit !

 

Aujourd'hui, je commence en retard suite aux encombrements pedestres du marché qui bat son plein. Chez Patati et patata, je chante :

Comment vouloir qu'une personne chante

Quand elle n'a pas son coeur en liberté

laissez chanter ceux que l'amour contente

Et laissez-moi dans mon malheur pleurer...

 

vieille chanson anonyme de 1555 !

Je me perds un peu dans le rythme. J'ai un doute. Arriverai-je à la chanter correctement dehors ?

Le poème d'Auguste Angellier (1841-1911) est plus facile à dire :

 

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;

Elles apportent l'âme aux limites de l'être,

Et livrent des secrets autrement inneffables,

Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître...

 

Cela me permettra une devinette tout au long de la matinée en guise de préambule à la lecture de ce poème, LES CARESSES DES YEUX:  quelles sont les caresses les plus adorables ?

Voici les réponses :

des nuits

de lune

des femmes

des hommes

des chats

des enfants

des mamans

du ventre (est-ce à manger ? est-ce un massage ventral ?)

 

Pas d'annonces exceptionnelles, à part la soirée aux restos du coeur, la réunion publique sur l'amiante et la fête des voisins et le fameux vide-grenier de l'Abeille.

 

Je  repars avec "les confidences de Pagnol" à lire avant de crier cet été à Aubagne...

 

Devant Aventuris, 33 rue des Poilus, quelques personnes tendent l'oreille et se demandent si l'annonce humoristique est vraisemblable :

Suite à l'éruption du volcan islandais, société hispanique propose d'utiliser une partie des chômeurs espagnols de moins de vingt-cinq ans (40% de chômage dans cette tranche d'âge !) à collecter les cendres dès leur sortie du volcan avec des filets à papillons en titane. Miracle ! La chanson passe par moi ! Je garde le rythme grâce à Michel qui se sert du livre de Pagnol comme instrument à percussion !

 

Place Sadi Carnot, je retrouve les aquarellistes et les ciotadens en terrasse. Je m'amuse à poser les questions sur la fête des voisins le vendredi et celle des mères le dimanche. Tout le monde n'est pas au courant !

 

Carrefour de l'horloge, j'entre en contact avec des clients du café du même nom.

 

Square Bouissou, un monsieur vient me demander la date et l'heure de la réunion sur l'amiante.

 

Aux Tropiques café, une dame m'écoute attentivement. Puis je sors m'installer dos à l'angle de l'église et de la place Esquiros pour ce qui est ma nouvelle station de travail. C'est un bon endroit ; il ya du mond eet j'ai le soutien des forains.

 

Je termine en roue libre à la boulangerie Lévêque et à la boulangerie Tomas. A ce dernier endroit, nous passons vingt minutes à rire  avec un client qui demande au boulanger, à la boulangère et à votre serviteur si quelqu'un sait avec quelle femme DSK allait dans des clubs échangistes. La réponse fuse : "nous n'en savons rien et nous, nous ne mangeons pas de ce pain-là !" Je repars avec mon offrande fromentine, bénissez les boulangères Mon Dieu !

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:56

Relative à notre veillée de mai :

 

laProvence15mai20110001.jpg

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 14:11

Pourvu que mon costume d'été soit bientôt prêt ! Le printemps chauffe déjà !

 

Chez Patati et Patata, la chanson que m'a demandée une dame rue des Poilus est prête ; il s'agit du prisonnier de la tour, avec un refrain fort connu des anciens :

 

Si le roi savait ça, Isabelle

Isabelle, si le roi savait ça

A la robe de dentelle, vous n'auriez plus jamais droit,

Isabelle, si le roi savait ça.

 

J'ai pu sur Internet écouter trois extraits, par les compagnons de la chanson (confus, car polyphonique), Cora Vaucaire (doux à souhait) et la grande Edith Piaf (avec une attaque et un ton plus acérés).

 

Il y a du monde et la discussion va bon train, surtout après l'annonce sur le directeur du FMI :

Suite au record du monde de la dette fédérale des Etats-Unis d'Amérique (plus de 14 000 milliards de dolalrs), le FMi propose d'échanger une moitié du trop-plein d elibido de DSK contre la moitié de la dette en liquide.

 

Personne n'arrive à comprendre comment cela a pu se passer. Comment un homme sur le point de se présenter à la candidature politique suprême en France peut-il agir comme cela ?

 

Le poème de Jean Passerat (1534-1602), aurait pu s'inspirer de Ronsard (1524-1585) :

 (...)

Laissons ce regret et ce pleur

A la vieillesse ;

Jeunes, il faut cueillir la fleur

De la Jeunesse.

Or que le ciel est le plus gai,

En ce gracieux mois de mai,

Aimons, mignonne :

Contentons notre ardent désir :

En ce monde n'a du plaisir

Qui ne s'en donne.

 

Rue des  Poilus avec l'ami Rémi. Le prisonnier de la tour a marqué les esprits, merci à Francis Blanche et Gérard Calvi ! Sur la vingtaine de personnes qui passent, il y en a bien une dizaine qui rigolent à mes blagues et chantent.

 

Un monsieur m'apostrophe dans la rue des Poilus et me dit : "être ou ne pas être" sur un ton théâtral.

 

Place Sadi Carnot, un peu de monde dont des aquarellistes. Arrivées en retard, deux jeunes dames me redemandent les informations et me parlent de leur intérêt pour la poésie. Viendront-elles le jeudi matin entre 10H et midi au café-poésie que j'orgnaise au Tropiques café ?

 

Carrefour de l'horloge, attention à ne pas forcer dans les aigus ! Finalement, tout le monde m'entend. L'annonce la plus intéressante semble être la promenade poétique avec le poète Christian Gorelli, à égalité avec la soirée au profit des restos du coeur. Pour les 90 ans de l'étoile sportive de La Ciotat, j'ai même droit à quelques remarques d'anciens joueurs ou de mamans de jeunes adeptes du ballon rond !

 

Square Bouissou, belle place, j'ai le bonheur de voir la dame qui m'a demandé cette chanson depuis plusieurs mois. Nous sommes ravis tous les deux, ainsi que quelques personnes. Un jeune couple s'attarde et le monsieur prend en photo le fiston de deux ans qui me regarde bouche bée.

 

La boucherie de la rue du maréchal Foch m'accueille dans un calme inhabituel. C'est que j'ai oublié de dire qu'une vidéaste m'accompagne avec sa caméra au poing. Là encore, on chante.

 

Personne à Tropiques café, des allemands et des qui-vont-partir en terrasse. Je choisis donc l'angle de l'église Sainte-Anne et de la rue du Maréchal Joffre avec la complicité des forains. C'est une première et elle fonctionne bien !

 

A la boulangerie Lévêque, après une scène théâtrale avec deux forains devant la caméra, je chante pour le bonheur des dames présentes.

 

Je termine doucement à la boulangerie Thomas, non sans y avoir gagné mon pain quotidien ni discuté à nouveau sur l'étrange affaire de Monsieur DSK.

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 21:04

C'est officiel ! Les cartons d'affiches et invitations sont arrivées à la mairie !

 

Le Grand Portique vous invite à participer à la fête des voisins le vendredi 27 mai dès 18H30 dans la rue Louis Vignol, devant le local (à l'intérieur en cas de pluie !).

Comme d'habitude, nous partagerons nourritures, boissons et bonnes humeurs de chacun. instruments bienvenus !

 

Qu'on se le dise à présent que c'est écrit !

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 20:50

Nous étions quinze, avec des têtes nouvelles : Roberte, Michel le peintre et la grand-mère de Louis qui joue au jeu de rôles.

Ce fut une soirée très animée, avec des propositions diverses.

 

Frédéric commença avec un poème du jour sur l'ambivalence des révolutions.

Gilles chanta des airs d'opéra et nous dit ses poèmes pleins d'humour.

Nicole nous gratifia de chansons de derrière les fagots, dont la chanson de Macky d'après le poème de berthold Brecht mis en musique par Kurt Weil.

Philippe nous gratifia d'une devinette, ou plutôt de plusieurs devinettes ayant la même réponse : qui fut nommé Rastignac, le Florentin, Mimi l'amoroso, tonton ?

Baptiste et ses 11 ans redevint le spécialiste des blagues belges. Pourquoi les Belges vont-ils à la messe avec un seau rempli d'eau ? Pour l'Ave Maria...

Michel le Normand nous régala d'une interprétation ave l'accent de...l'accent magistralement interprété par Fernandel (comme je l'ai dit dans les échos du crieur de cette semaine). Michel né à la Belle de Mai relut le poème puis nous dit "Ma France" de Jean Ferrat.

Il y eut une discussion sur le football et la culture...

On fredonna beaucoup de chansons, de Brassens à Francis Lemarque en passant par Ferré.

En bouquet final, Christian Delord interpréta cinq bossas novas avec sa parfaite maîtrise du portuguais.

 

Seul regret, que la journaliste de la Provence ne soit pas restée plus longtemps pour elle aussi dire ou chanter quelque chose !

 

Ce n'est que partie remise. Ne ratez pas la dernière veillée de l'année 2010-2011 le mardi 14 juin à 20H30 !

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:17

Il n'en finit pas ce beau temps ! dès avant le temps du costume, les forains m'apostrophent sur la place Evariste Gras :

- tu n'a spas mis le costume ?

- tu ne vas pas avoir chaud ?

 

Chez Patati et Patata, l'ambiance est à la fois gaie et triste ; Patricia fermera bientôt, Olivier reprendra-t-il ?

Il y a là Antonia, Michel, Michèle et Michelle, qui interprète avec moi les filles de La Rochelle, chanson gaillarde dont nous ne chantons que la version expurgée :

 

Ce sont les filles de La Rochelle

Qu’ont armé un bâtiment (bis)

Pour aller faire la course

Aux Echelles du levant

Ah la feuille s'envole s'envole

Ah la feuille s'envole au vent...

 

Grande discussion suite à l'annonce humoristique : suite aux annonces proposant de faire travailler les bénéficiaires du RSA 5 heures par semaine, oeuvre de bienfaisance propose de faire travailler 5 heures par semaine les actionnaires, également dans des travaux d'intérêt général.

 

Le débat s'intensifie. Entre ceux qui veulent voir travailler tout le monde et ceux qui craignent de voir remplacer les emplois aidés déjà précaires par des RSistes encore plus précaires, l'ambiance est électrique, mais respectueuse.

 

C'est donc en pleine forme que j'arrive au 33 rue des POilus. Une dame en a emmené une autre pour m'entendre. Elles chantent les filles de la Rochelle, puis me réclament "Isabelle, si le roi savait ça". Je le leur promets et leur donne rendez-vous pour la semaine prochaine.

Je déclame du Clément Marot :

 

 

Chant de Mai et de Vertu

Volontiers en ce mois ici
La terre mue et renouvelle.
Maints amoureux en font ainsi,
Sujets à faire amour nouvelle
Par légèreté de cervelle,
Ou pour être ailleurs plus contents ;
Ma façon d'aimer n'est pas telle,
Mes amours durent en tout temps...

Un Monsieur, qui a attendu patiemment, m'apostrophe : savez-vous que nous sommes en Provence et que vous pourriez dire des poèmes sur la Provence ? "

Et il récite par coeur l'accent, mémorablement interprété par Fernandel :

 

L'accent
Miguel Zamacoïs (1866-1955)

De l'accent! De l'accent! Mais après tout en-ai-je?
Pourquoi cette faveur? Pourquoi ce privilège?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
"Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde!"
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir...
Eh bien non ! je blasphème! Et je suis las de feindre!
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre!
Emporter de chez soi les accents familiers,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage!

...

Et il continue avec le poème "Mon gari", surnom affectueux que l'on donne à ses amis, à son amant, à son amante...

 

C'est finalemment la sonnerie du portable qui le fera partir.

 

Place Sadi Carnot, grand succès. Je penserai, té, à remettre des affiches pour le crieur. D'abord, Michel m'a donné la bonne idée de prévenir les hôtels. Même la petite fille dans son landeau m'écoute avec attention. Et le jeune homme, là-bas, qui est de La Ciotat, écrirat-il une belle déclaration d'amour ?

 

Carrefour de l'horloge, qu'est-ce qui a uintéressé le plus les gens ? Les vide-grenier ou la veillée au Grand Portique ?

La présence du directeur du Tourski pour la Présentation de la revue des archers à la Renaissance ou le don du sang ?

 

Square Bouissou, la dame de dam-dam, le monsieur du snack et quelques passants s'arrêtent. Ils aiment manifestement puisqu'ils restent jusqu'à la fin.

 

Ah ! La boucherie de la rue du maréchal Joffre ! C'est l'épreuve de la gorge ! heureusement que l'on débute doucement avant de hausser le ton dans un tintamarre !


Au Tropiques Café, je parle devant deux personnes. Le service à thé proposé par une ciotadenne est accepté !

 

Boulangerie Tomas place du marché, je parviens à faire chanter une dame avec moi. Chez Tomas, ce sera trois, avec une voix grave, une voix aigüe (la patronne) et ma voix en tierce ! Nous sommes bientôt prêts pour unhe chorale !

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 14:34

Voici un article sur la soirée d'Esperanto La Ciotat au Grand Portique avec une journaliste de Radio Cuba :

 

lamarseillaise4mai20110001.jpg

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 14:24

Je rattrape bientôt ma fille qui sait compter jusqu'à 20 en français...

 

Après une semaine de vacances, je suis impatient de revoir la vieille ville et ses habitants.

 

Chez patati et patata, l'émotion va progressant car les jours se raréfient avant la départ de Patricia. Nicolas reprendra-t-il le flambeau ?
Discussion sur la mort de ben Laden suite à l’annonce humoristique :

 

suite aux interventions au Pakistan et en Lybie ayant amené la mort de Ben Laden et d'un fils de Khadafi, mécènes pakistanais et lybiens cherchent sosies des personnes des familles dominantes dans ces pays. Salaires importants avec assurances-vies conséquentes. Possibilités d'extension de contrat en Syrie, Yemen.

 

Etait-ce la bonne méthode  de se débarrasser d'un terroriste ? Y-a-til une bonne méthode en ce qui concerne les assassinats en tout genre ? La responsable locale de la croix-rouge apparaît, qui m'apprend qu'on vend du neuf Boulevard Guérin et qu'il faut le dire. Je rajoute à la main cette information sur ma feuille de chou.
 
Rue des Poilus, après la chanson vaqui lo polit mes de mai (voici le joli mois de mai),  

VAQUI  LO  POLIT  MES  DE  MAI 

  

 

 Vaquí lo polit mes de mai
Que tot galant planta son mai
Ne'n plantarai un a ma mía
Serà mai aut que sa teulissa

Cu li metrem per lo gardar 
Un sordat de cada costat 
Cu li metrem per sentinèla
Serà lo galant de la bèla...

et l'annonce du film "Nous, Princesse de Clèves", qui va à l'encontre des propos d'un président sur la nécessité de dépoussièrer les programmes scolaires et qui montre combien les émois amoureux n'ont pas d'époque, j'ai avec les commerçants et des passants une discussion sur la température de l’eau en Savoie, en Normandie, en Bretagne.
 
Place Sadi Carnot vide à cause du marché. Toujours pas d’annonces pour le crieur chez Rose bonbon.
 
Carrefour de l’horloge : qui a eu la mauvaise idée de mettre de la soupe électronique en semaine dans le centre-ville ?
 Jusqu'à présent, c'était le vendredi et le samedi ; non aux cadences infernales !


Square Bouissou : un monsieur reste devant moi et me donne la réplique tout au long de mes tirades. un groupe s'arrête et sourit.
 
On m’apostrophe en passant, le crieur, le conteur, le poète, autant d’encouragements.
 
La boucherie, succès avec un public attentif. Un beau poème sur Mai et l'absence de l'être aimé de François Coppée (1842-1908). Et puis, cette blague qui fait mouche tout le temps :

 

suite aux affaires de racisme dans les instances dirigeantes du football français, la FFF cherche un nègre pour rédiger les discours de Laurent blanc.
 
Tropiques café, juste deux personnes qui écoutent les  annonces. Cette fois, c'est le compostage gratuit des jardins de l'espérance et le printemps des créateurss ciotadens qui semble le plus les intéresser.
 
A la Boulangerie  Lévêque, une vieille ciotadenne découvre le crieur public. Il m'en faudra du temps, mais je pense qu'après l'été, tout devrait être en place.


Boulangerie Tomas : succès de la chanson sur le mois de mai. je termine devant dix personnes et je pars avec le pain de la poésie en remerciement.

 

   
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 15:33

Il flottait ce matin un parfum de désir en la vieille cité. Le printemps, ce coquin qui fait tourner les têtes, nous était revenu.

Cette dame chez  patati et patata qui n'en finissait pas de parler, cette discussion sur ces dames seules et l'homme qu'elles aiment même si elles veulent désormais le voir sans faire maison commune, ces plaisanteries légères, tout cela mit du baume au coeur, également de voir Patricia à nouveau sur le pont.

 

Chanter un air dont les paroles ont été écrites par Barbe-Bleue en personne, ce fut quelque chose !

 

Helas madame, celle que j’ayme tant:
Souffrez que soye vostre humble servant;
Vostre humble servant je serays a toujours
Et tant que je viv’ray aultr’ n’aymeray que vous.

Hellas, beau sire, vous estez bel et bon,
Sage et courtoys et de noble maison,
Et aussi bon que l’on scairoit finer,
Mais cil que j’ayme, ne scairoye oublier...

Je ne réussis point à donner le lapin bélier nain, mais la chanson sur la médiathèque, la quatrième du genre, eut beaucoup de succès :

 

La médiathèque que l'on attend 4

Sur l'air de « Paris s'éveille »

 

Ell'devait êtr' sur le vieux port

Mais le Best Western a pris corps

Puis à la halle à mécanique

Ce s'ra une sall' pour la musique

Où mettre

La médiathèque

La médiathèque ?

 

Y'avait d'la place à La Ciotat

Plus on construit et moins y'en a

La cultur'qu'est-c' que ça rapporte

Quand tous les promoteurs mijotent ?

Où mettre

la médiathèque

La médiathèque ?

 

"Dutronc doit se cogner la tête contre les murs", me dit Michel mon chronométreur attitré !

 

Il fut diffcile de quitter ses dames de Patati et Patata. Mais, bientôt, apparut la boutique Aventuris de Mestre Rémi.

Une dame tint jusqu'au bout et me promit de mettre une annonce dans la boîte au crieur du 33 rue des Poilus. Les vacances firent leur effet avec nombres de badauds souriants.

 

Place Sadi Carnot, ce fut encore la fête, avec les remerciements prolongés d'un monsieur qui loua l'originalité du creiur de La Ciotat. Je gageai en effet que les crieurs anciens-nouveaux devaient estre rares ! L'attention des enfants me plus également.

 

Carrefour de l'horloge, deux demoiselles écoutèrent attentivement et me demandèrent les horaires du concert de reggae. Enfin quelque chose pour les jeunes, après la fête foraine en voie de disparition coincée entre la clinique et l'hôpital.

 

Square Bouissou, je manquai perdre la voix dans les aigus ! Là encore, ce fut la gent féminine du côté de chez Khaan qui me sauva.

 

Brouhaha à la boucherie du Maréchal Joffre. Heureusement, le Tropiques café m'accueillit doucement, avec une proposition d'écrire une chanson sur un camion-pizza. Et, pourquoi pas ? je pris du retard avec ce café offert.

 

Il restait à cheminer jusqu'à la boulangerie déserte de la place Evariste Gras, puis finir  en beauté avec les clients de la boulangerie Tomas. Et le sport, c'est bon pour la santé ? Christophe Vissant, qui veut aller jusqu'à Sidney en courant depuis Aubagne, il montre quel exemple ?

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