Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Je rejoins les Normands qui vendent des olives
Et le peuple qui bat dans les poings de la France
Quel bourgeois comprendra que le sort nous dérive
Si l'on n'écoute pas les questions de l'errance ?
Bon retour avant 10H sur le marché, angle rue Pasteur et avene Géry.
J'ai choisi, printemps provençal oblige, Lou bouièr, chanson du XIIIème siècle
Quand lo boièr ven de laurar (bis)
Planta son agulhada
A, e, i, ò, u !
Planta son agulhada.
Trapa (tròba) sa femna al pè del fuòc (bis)
Trista e (tota) desconsolada...
Se sias (Se n'es) malauta digas-o (bis)
Te farai un potatge (una alhada).
Amb una raba, amb un caulet (bis)
Una lauseta magra.
Quand serai mòrta enterratz-me (rebomb-me)
Al pus fons (al prigond) de la cròta (cava)
Los pés virats (Met-me los pès) a la paret
La tèsta a la rajada (jos la canela)
Los pelegrins (e los romius) que passarán (bis)
Prendrán d'aiga senhada.
E dirán « Qual es mòrt aicí? » (bis)
Aquò es la paura Joana.
Se n'es anada al paradís (bis)
Al cèl ambe sas cabras.
Comme poème, un poème sur Avril qui fera sourire beaucioup de monde, tant le temps tournera à la pluie en s'approchant de la mi-journée :
• Gérard de NERVAL (1808-1855)
Déjà les beaux jours, - la poussière,
Un ciel d'azur et de lumière,
Les murs enflammés, les longs soirs ; -
Et rien de vert : - à peine encore
Un reflet rougeâtre décore
Les grands arbres aux rameaux noirs !
Ce beau temps me pèse et m'ennuie.
- Ce n'est qu'après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l'eau.
Je file chez mestre Rémi et nous parlons un peu auto-entrepreneur, comm eil faut que je me mette bientôt à mon compte (avez-vous besoin d'un crieur, messieurs-dames ?).
Les annonces sont nombreuses, avec le retour des vide-greniers, l'adaptation au théâte d'une pièce de Daniel Pennac, trois conférences dans 3 CIQ, le forum santé jeunes, la 10ème bourse aux fossiles et aux minéraux, le salon de l'automobile, l'hommage à Billie Holiday à jazz Convergences et le concert lyrique de mon amie Christine kattner à la chapelle saint-Joseph.
Côté annonces des ciotadens et humoristiques, c'est bien garni :
Poète rédige poèmes pour toutes les occasions de votre vie.
Ecrivain public rédige votre récit de vie ou rien qu'une petite tranche...
Suite à la décision du gouvernement espagnol d'économiser 10 milliards d'euros supplémentaire dans les domaines de la santé et de l' éducation, le premier ministre espagnnol aurait trouvé deux slogans efficaces : » la bêtise, ça économise » ET « mieux vaut mourir rapidement qu'être soigné longtemps. »
Suite à la énième défaite de l'Olympique de Marseille, Didier Deschamps, l'entraîneur, aurait décidé d'emmener prier ses joueurs la bonne mère et, si malgré cela ils perdent contre Montpellier à domicile, d'aller à Lourdes. Il aurait même parlé de construire une chapelle dans le stade vélodrome en cas de victoire contre Lyon en finale de la coupe de la ligue...
Place Sadi Carnot, l'écume des glaces est fermée, peu de monde en terrrasse, mais l'occasion de discuter avec un artiste ciotaden sur l'avenir artistique et culturel de La Ciotat qu'il me promet radieux. le ciel l'entende !
Carrefour de l'horloge, une dame me fait préciser l'endroi du vide-grenier de dimanche au CIQ Nord-Ouest, près de la Maison pour Tous Léo Lagrange. Quelques touristes s'arrêtent.
Square Bouissou, toujours aussi peu de monde.
La boucherie du Maréchal Joffre m'attend. Le poème de Gérard de Nerval est bien accueilli par ces dames.
Angle de la rue Joffre et de la place Esquiros, je retrouve mon public du marché grâce au retur d'un forain. les estrangers s'interrogent, puis sourient.
je n'oublie pas cette fois la bibliothèque où j'ai plaisir à m'exprimer de façon calme et précise, même si la boîte aux lettres du crieur est vide !
Je poursuisavec la boulangerie Lévêque et l'angle de la rue Michel Simon et avenue Géry où les forains remballent devant quelques passants. ils m'applaudissent tou de même.
Puis retour angle avenue Géry et rue Pasteur et je termine boulangerie Tomas où une discussion s'enclanche sur l'Europe en temps de crise et la notiond eliberté et de contrôle bureaucratique.