Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
La chaleur écrase les rues hors du centre-ville. A l'intérieur, c'est respirable, à condition de rester à l'ombre.
On m'avait commandé le chevalier blanc, et voià que j'arrive triomphant avec "on m'appelle Robin des Bois" chanté en 1943 par Georges Guétary :
On m'appelle Robin des Bois
Je m'en vais par les champs et les bois
Et je chante ma joie par dessus les toits
Je vous aime Marie-Suzon
Le printemps nous prête le gazon
Quand on aime il n'est besoin de maison
Bel oiseau qui nous regarde gentiment
Bel oiseau ferme les yeux c'est le moment
Car on m'appelle Robin des Bois
Je m'en vais par les champs et les bois
Et je chante ma joie par dessus les toits
Il y a aussi un petit poème de Charles Cros :
En été les lis et les roses
Jalousaient ses tons et ses poses,
La nuit, par l'odeur des tilleuls
Nous nous en sommes allés seuls.
L'odeur de son corps, sur la mousse,
Est plus enivrante et plus douce.
En revenant le long des blés,
Nous étions tous deux bien troublés.
Comme les blés que le vent frôle,
Elle ployait sur mon épaule.
Côté annonces, voici la fin des galas de danse avec celui de l'Académie, la fête des sports, la fête du quartier de Fardeloup-Le Jonquet, la bataille de hip-hop esplanade Langlois, le retour du marché nocturne sur le Port-Vieux et sensuelles Danses salle Paul Eluard.
La Croix-Rouge recherche des bénévoles. Le jeune couple attendant (c'est tout proche !) un enfant n'a toujours pas de bibliothèque ni de lave-linge.
J'ai fait de mon mieux pour les annonces humoristiques, mais la chaleur est là :
Suite à la volonté de la ministre du droit des femmes d’abolir la prostitution, plus vieux métier du monde, le gouvernement français plancherait sur l’abolition du capitalisme, plus vieux système d’exploitation économique encore en vigueur dans le monde.
Suite à l’augmentation du nombre de Français souffrant d’isolement, le Ministre du Bien-être aurait décidé de financer des postes d’agents d’ambiance dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants. Signe particulier : ils seront habillés de vert en été, et de thé en hiver.
J'arrive très en retard suite à un oubli des photocopies.
Chez mestre Rémi, à la boutique Aventuris, cela commence doucement, sous les sourires amicaux de la boulangère.
Place Sadi carnot, les terrasses commencent à se remplir et je bénéficie de deux nouvelles informations, l'inauguration de la boutique éphémère de créateurs et le cocnert de Cathy et Eddy, les deux samedi à 18H sur la place !
Carrefour de l'horloge, Isabelle et ses amis, ainsi que la bande d'habitués, me fait un accueil chaleureux. C'est toujours le point névralgique, le grand point de passage. J'ai droit à des applaudissements chaleureux. Le demandeur du chevalier blanc me rappelle à l'ordre : le chevalier blanc, ce n'est pas Robin des Bois. Il va se renseigner de son côté et moi du mien (et peut-être toi aussi, lectrice, lecteur ?).
Le square Bouissou désert me ferme ses portes. Je fonce à la grande boucherie de la rue du Maréchal Joffre où une dizaine de personnes me découvre, horaire décalé oblige.
Après une escale juste à côté, à Comme à la Maison, le restaurant QG des artistes et poètes, je me place à langle de la chapelle Sainte Anne et de la place Esquiros. Didier vient me parler du poème de Charles Cros.
Ambiance majestueuse à la bibliothèque où une vieille dame tout sourire s'assied sur la table basse devant le panneau de présentation des actualités littéraires pour m'écouter tranquillement.
On m'attendait sur le marché avenue Géry, et les enfants semblent reconnaître Robin de La Ciotat, car tel est mon nom, extorqueurs d'impôts, vils exploiteurs de serfs, traîtres à la Morale et à la Vertu !
Je termine boulangerie Tomas par le mystère du lave-linge...