Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
J'approche le record des trois heures encore cette semaine ; plus je connais de gens, plus je aprle avec eux et plus j'ai de plaisir à parler.
Heureux de voir aussi que l'on parle de moi comme "notre crieur", "le crieur de La Ciotat"... "jusque dans les années 60, il y avait un crieur, un certain Roubaud. Il faisait le tour de la ville en criant "arrivage de sardines !", arrivage d'abricots !", me dit un monsieur tout sourire.
Cette semaine est une semaine phare. l'exposition "empreinet" à la chapelle des Pénitents bleus, le forum pour l'emploi mercredi et jeudi matin salle Saint-Marceau, une conférence sur "bébé avant la marche" chez mes amis de Petits Pieds Grands Pas place Louis Marin, le récital d epiano de Tatiana Simonov au théâtre du Golfe et la soirée portes ouvertes à l'atelier Jazz Convergences vendredi soir, le vide-grenier du centre-ville place Evariste Gras samedi, à Provence Logis dimanche, la fête du santon samedi et dimanche à la chapelle Sainte-Anne...un poème de circonstance pour le début du mois :
POEME
(1859-1926)
• Octobre
A Maggie
Octobre
m'apparaît comme un parc solitaire :
Les mûres frondaisons commencent à brunir.
Et des massifs muets monte une odeur légère,
Cet arôme plus doux des fleurs qui vont mourir.
L'étang, les yeux voilés, rêve, plein de mystère,
Au fantôme ondoyant de quelque souvenir ;
Une langueur exquise a pénétré la terre,
Le temps même a plié son aile pour dormir.
Le ciel, plus imprécis, fait l'âme plus profonde.
On sent flotter en soi tout le passé du monde
Et, secoué soudain d'un grand frisson pieux,
L'on croit ouïr au loin des rumeurs sibyllines,
Tandis que, dans la pourpre ardente des collines.
Semble saigner encor le sang des anciens dieux.
Enfin, une vieille chanson sur les vendanges que je tiens de mon grand-père savoyard :
La terre en vigne, la voilà la jolie vigne (bis)
Vigni-vignons, vignons le vin, la jolie vigne au vin (bis)
La vigne en treille, la voilà la jolie treille (bis)
Treilli-treillons, treillons le vin, la jolie treille au vin (bis)
La treille en seille, la voilà la jolie seille (bis)
Seilli-seillons, seillons le vin, la jolie seille au vin (bis)
La seille en huche...
La huche en cuve...
La cuve en cruche...
La cruche en verre...
Du verre en bouche...
La bouche en ventre...
Du ventre en pisse...
La pisse en terre...
La terre en vigne...
Pas de nouvelles petites annonces, mais de nouvellles annonces humoristiques :
Suite à la volonté de Christiane Taubira, ministre de la Justice de légaliser rapidement le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, le pape aurait commandé dans le plus grand secret un sondage auprès des catholiques sur le sujet délicat du mariage des prêtres et de la reconnaissance de leurs enfants.
Suite à la possible pénurie de couches mondiales, Renault et Peugeot Citroën auraient déposé un brevet de moteur à excréments, directement récupérables sur couches lavables 100% françaises..
La déclamation commence tranquillement 33 rue des Poilus avec mestre Rémi qui apprécie le rythme simple de la chanson. Quelques vieilles gens sourient au beau poème d'Anatole.
Place Sadi carnot, il fait encore un peu frisquet pour le grand public. Je salue quelques commerçants et la blague du moteur à excréments fait réagir un monsieur : "il y a bien des gens qui utilsient de la bouse sèchée comme combustible". L'idée est lancée et j'espère qu'un inventeur, lisant ces lignes, saura les bien utiliser.
Carrefour de l'Horloge, le forum pour l'emploi intéresse nombre de personnes, ainsi que le vide-grenier.
Square Bouissou, devant le spoussettes alignées et les enfants endormis, je sussure aux mamans mes annonces.
Dans la grande boucherie du Maréchal Joffre, la chanson est connue de certains. Anatole passe bien et les vide-greniers rencontrent tous deux le succès escompté.
Angle rue Joffre et place Esquiros, le primeur est revenu. il danse pendant ma chanson, mettant une ambiance du tonnerre dans la rue. Sur la lancée, ma venue à la bibliothèque est un succès malgré la boîte aux lettres vide.
Sur le marché, je suis en retard, mais pas pour tout le monde. Des badauds attardés me regardent sidérés. Mes amis normands me gratifienet de'une poignée d'olives.
Je termine à la boulangerie Tomas où nous avons une grande discussion sur les impôts, notamment la redistribution des richesses et la nuance à apporter aux droits de succession suivant la fortune du légataire.
Une dame m'apostrophe : "vous êtes bien payé par la mairie ? parce qu'il n'y a que vous pour mettre de l'animation ici, c'est mort !".
Dieu et le Maire vous entendent, ma bonne dame !