Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Petite expérimentation ce matin : je commence sur le marché à 9H40. Beaucoup de gens s'affairent et sont peu attentifs. La population est plus vieille et n'a curieuseemnt pas le temps de flâner, à part une dame avec qui je vais parler dix minutes du garde-champêtre d'antan.
Pour ce mardi précédant la commémoration de l'armistice de 1918, j'ai trouvé une chanson "la butte rouge", qui date de 1923 et parle bien des horreurs de la guerre. Le chanteur Renauid l'avait remise au goût du jour dans les années 80 :
LA BUTTE ROUGE (Montéhus-Krier) 1923
Sur cette butte là y'avait pas d'gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah c'était loin du Moulin d'la Galette,
Et de Paname qu'est le roi des patelins.
C'qu'elle en a bu du bon sang cette terre,
Sang d'ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents !
La butte rouge, c'est son nom, l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains...
Un petit poème d'appel pour les gens de la rue, inventé comme d'ahbitude la veille :
Dans la rue le secret
Dans le sable le rêve
Dans la palme la sève
Dans la rue le secret
Tenir à vous
Semblables nus
Sous l’arc-en-ciel
Des pieds-de-nez
Qui vous fait croire
A des jeux longs
Des jeux si longs
Qu’ils vous enlèvent
Mon métier c’est grand’joie
Et c’est petite peine
Oui petite est ma peine
Devant vos jeux de roi
Mais je marche et vous trouve
Sur la place en nos rues
Sur la face décrue
Qu’un monarque réprouve
Dans la rue le secret
Dans le sable le rêve
Dans la palme la sève
Dans la rue le secret.
FG 21H57 5 novembre 2012
J'arrive avec un peu de retard chez mestre Rémi. Peu de gens, mais déjà des intérêts pour les informations (peintures et collages d'Hortense Buonavita à la galerie du port, projections de films muets et improvisations au piano par Michel Robert au théâtre du Golfe, que je recommande chaudement, don du sang, soirée spectacle cabarêve, concert hommage à Jean Ferrat par Monsieur Dermesropian, Ze Poetik show de Marien Guillé et Mélanie Arnal au restaurant comme à la maison, la commémoration, donc, de l'armistice au cimetière Sainte-Croix, la vente de charité et le loto de l'amicale des quinquagaires.
Côté annonce, toujours les chaises pour une association culturelle, un frigo, un canapé, une machine à laver et un congélateur pour une famille arrivant à La Ciotat, et une école de La Ciotat qui cherche une chaîne hi-fi et de vieux ordinateurs.
Enfin, les annonces humoristiques qui me font travailler les neurones, mine de rien :
Suite à l’affluence de personnes désireuses d’échapper à la fin du monde en se réfugiant sur le pic de Bugarach (Aude), le gouvernement français aurait prévu d’imposer une taxe à tous les croyants de l’Apocalypse imminente.
Suite à la remise d’un plan de relance l’économie française par l’ancien patron d’EADS Louis Gallois au gouvernement socialiste, le Président Obama aurait décidé de commander un plan de relance de l’économie américaine à Fidel Castro et Hugo Chavez.
Place Sadi Carnot, je parle pour les courageux en terrasse de déco thé café. L'écume des glaces a fermé ses portes pourt de longs mois. je leur tire mon chapeau de travailler sans discontinuer pendant 9 mois puis de prendre 3 mois de vacances ! La chanson est très appréciée, les annonces humoristiques aussi.
Carreefour de l'horloge, un échafaudage et des travaux m'empêchent de m'adresser au public. Je pars au square Bouissou et je joue avec les ouvriers sur un toit voisin à qui ne fera pas de bruit pendant que l'autre s'exprime. Ce jeu nous amuse tous beaucoup.
Ah, la boucherie de la rue du Maréchal Joffre ! J'y remarque une attention de plus en plus grande, jusqu'à ce que la patronne arrive en courant et en criant plus fort que moi !
A l'angle de la rue Joffre et de la chapelle Sainte Anne, je retrouve d'autres amis forains et la complicité d'un public nombreux. Je suis obligé de m'interrompre à plusieurs reprises pour saluer les uns et les autres, ce qui correspond tout à fait au poème déclamé ce jour.
Je termine à la bibliothèque où une dame et des enfants s'assoient comme au spectacle, puis prennent part à la discussion.
J'ai une pensée pour la boulangerie Tomas qui va m'attendre. Té ! Je lui expliquerai avant mardi prochain !