Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Aujourd'hui, je suis heureux.
Quelqu'un m'a demandé un cadeau la semaine passée. Et me voilà le lui apportant.
Il s'agit d'une chanson que l'on ne diffuse plus sur les ondes, et qui, appremment, a marqué les Provençaux :
Dans une boite en carton
Sommeillent les petits santons
Le berger… le rémouleur
Et l'Enfant Jésus rédempteur
Le Ravi qui le suit
Est toujours ravi
Les moutons
En coton
Sont serrés au fond
Un soir alors
Parait l'étoile d'or
Et tous les petits santons
Quittent la boite de carton
(refrain:)
Naïvement
Dévotement
Ils vont à Dieu
Porter leurs vux
Et leur chant
Est touchant
Noël, joyeux Noël,
Noël joyeux de la Provence
Voulant faire plaisir à une personne, je me retrouve à en satisfaire beaucoup !
Je n'oublie pas le poème du crieur public :
Qu’impatience du firmament
Servitude des monuments
Et souvenir de nos jouvences
Nous étions dans la peau du soir
Le rayon le tendre ostensoir
Nous étions sous le pal de lune
La nocturne clameur des dunes
Aussi rare neige en Provence
Que miracle en cœur de carnage
Compassion en étalage
Et quiétude de nos jouvences.
Que dire de cette semaine, sinon qu'elle ne compte pas moins de cinq célébrations de Noël entre mercredi et lundi !
Rajoutons-y deux dons du sang, une comédie sur la guerre des sexes, une chorégraphie des CE1 de l'Abeille avec la compagnie ex nihilo et une conférence sur la fin du monde qui n'aura pas lieu le 21 décembre 2012. je prie très fort pour que l'on en revienne aux bonnes vieilles pratiques millénaristes et que l'on ne nous ennuie avec ces vieilles lunes qu'à chaque début de millénaire !
Pas de nouvelles annonces à se mettre sous la dent, mais deux nouvelles annonces humoristiques :
Suite à l’installation de Depardieu en Belgique, le gouvernement français aurait décidé de modifier son nom sur sa carte d’identité et de le rebaptiser « J’égare Dieu, pardon !».
Suite à la réapparition d’une espèce de tortue donnée comme éteinte en Equateur, Silvio Berlusconi aurait décidé de réactiver un de ses clones pour briguer un nouveau mandat politique.
Il fait bien frisquet par ici ! Devant chez mestre Rémi, 33 rue des Poilus, je me lance et quelques têtes apparaissent puis s'en vont au gré de leur résistance à la température. Place sadi Carnot, personne en l'unique terrasse et voici la ferme de Noêl qui prend les trois-quarts de la Place.
Carrefour de l'horloge, je me décale un peu de l'échafaudage face au café du même nom. Il y a un peu plus de monde ici et une mère valeureuse reste avec son bambin jusqu'au bout de la déclamation.
Je poursuis avec le square Bouissou, devant le rassurant Père Noël. Quelques figures se pressent, mais la marchande de viennoiseries sort de sa boutique et me salue d'un sourire à changer le monde.
Dans la boucherie du Maréchal Joffre, la chanson fait un tabac, fredonnée par plusieurs personnes. L'air n'est pas facile (essayez ! Vous avez une version de Tino Rossi lui-même sur la Toile...bonne chance à tous !
A l'angle de la rue Joffre et de la Place Esquiros, c'est l'accueil chaleureux des forains et le sourire des passants qui empêche mon engourdissement. Berlusconi suscite des éclats de rire.
Vite, je fonce me réchauffer à la bibliothèque où Michèle chante avec moi. Encore Berlusconi !
Sur mes deux autres haltes du marché, j'arrive un peu tard, mais j'ai droit à des applaudissements nourris pour ma résistance au froid ! Un remerciement également pour un frigo trouvé grâce aux annonces du crieur. C'est mon métier, dénicheur aléatoire !
Je termine à la boulangerie Tomas où je déclame mon poème aux ouvriers d'un chantier voisin blottis dans leur camion pour la mangeaille du midi. Ils me remercient chaleureusement, me parlent de Beaudelaire, de Rimbaud, de Verlaine. Baudelaire est pour eux vécu comme le poète de la vraie vie, la dure, la ressentie ! Chapeau bas, Charles !