Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Je commence à appartenir aux meubles. Les néo-ciotadens, eux aussi, sont ravis d'avoir un crieur ; ils pensaient qu'ils avaient disparu au Moyen-Age, ou avec les derniers tambourinaïres après la deuxième guerre mondiale.
Cette semaine, les habituelles expositions (Michel Simon aux Pénitents bleus et Roselyne Conil à la galerie du port), la conférence d'iris sur l'environnement marin, l"heure du conte à la bibliothèque sur le thème de la rentrée littéraire, la journée de la gastronomie française à l'office du tourisme, la collecte de sang à la salle Saint-Marceau, une projection de films muets des frères Lumière au théâtre du Golfe le vendredi soir et, au même endroit le samedi, des mélodies du compositeur français Francis Poulenc, la journée du dimanche consacrée à la base nautique à la lutte contre la mucoviscidose.
Chez Rémi au 33 rue des Poilus, peu de monde, mais la boulangerie proche me permet de retenir quelques acheteuses. J'ai décidé de rendre hommage à Cora Vaucaire, surnommée la dame blanche de Saint-Germain des prés. Aussi chanté-je la célèbre chanson de Guy Béart qu'elle-même et Juliette Gréco ont chanté :
Il n'y a plus d'après
A Saint-Germain-des-Prés
Plus d'après-demain
Plus d'après-midi
Il n'y a qu'aujourd'hui
Quand je te reverrai
A Saint-Germain-des-Prés
Ce n'sera plus toi
Ce n'sera plus moi
Il n'y a plus d'autrefois...
Place Sadi Carnot, la place se dépeuple peu à peu depuis la fin Août. Le nom de Cora Vaucaire fait réagir quelques personnes. "Elle est marseillaise", me crie un serveur. "Merci de l'information", lui réponds-je. Et c'est vrai !
Stella m'invite à prendre une menthe à l'eau. J'ai eu droit à quelques applaudissements timides. A l'annonce d'une ciotadenne qui cherche une nounou anglaise pour sa fille de 3 ans, j'apostrophe une jeune femme. "Je suis belge", me dit-elle.
Le carrefour de l'horloge est presque désert. heureusement, cette chanson fait venir un peu de monde, et quelques habitués s'arrêtent également. Les blagues font mouche :
Suite à la proposition de Barck Obama de taxer les Etats-Uniens les plus riches afin qu'ils paient "leur juste part d'impôts", le parti socialiste français envisagerait lui aussi d'augmenter les recettes de l'état en taxant les milliardaires célibataires, arrogants et qui ne s'inscrivent pas aux primaires socialistes.
Suite à l'accueil du dictateur Nazarbaiev par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, un conseil de transition serait sur le point de se former au Kazakhstan.
Au square Bouissou, quelques cousins d'Afrique noire sont assis et attendront poliment que j'ai fini. Je verrai passer une quinzaine de personnes et, au loin, les demoiselles de Kaan.
La boucherie du maréchal Joffre a retrouvé son rythme trépidant, mais la chanson réussit à satisfaire la quinzaine de personnes présentes.
A l'angle de la chapelle Sainte-Anne et de la rue Joffre, un monsieur semble désolé par l'annonce de la mort de Cora Vaucaire. Cet angle triple avec l'embouchure de la rue Gueymard et les alluvions de l'ancienne porte de Cassis reçoit beaucoup de monde. Les gens peuvent à loisir s'arrêter ou poursuivre leur chemin, mais la position des forains est "rassurante".
Je décide de poursuivre par la bibliothèque, avec l'accord des autorités. C'est toujours aussi intéressant et silencieuse cathédrale.
Je poursuis avec la boulangerie Lévêque place Evariste Gras où je surprends ces dames avec ma chanson qui décidément aura fait fredonner beaucoup de monde ce jour.
A la boulangerie Tomas, dernière halte, des collégiens de Jean Jaurès m'apostrophent. "C'est le poète !"
Et Marilyne chante pour finir avec moi.