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Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.

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LES ECHOS DU CRIEUR XXXIII

Jour particulier que ce 1er Novembre ! C'est la Toussaint, les chrysanthèmes fleurissent le haut de l'avenue Gallieni et les abords du cimetière Sainte-Croix.

Je décide tout de même de travailler, car j'aime ces jours où je rencontre toute la population, des plus jeunes aux plus âgés.

Qu'annoncer au public ? L'enquête publique sur le parc national des calanques, l'exposition "les rencontres du sacré aux Pénitents Bleus, laa conférence d'André Labarthe sur les frères Lumière au théâtre du Golfe, la comédie de jean Jaque "oh bonne mère, mon frère est parisien" à la salle Paul Eluard, le concert du trio Foscari au théâtre du Golfe, le super loto au profit de l'arbre de Noël des enfants handicapés à la salle polyvalente de Ceyreste, les dons de livres aux enfants et la demande de bénévoles de l'association ACLAP (association d'accueil et d'aide aux personnes âgées)...

 

J'ai bien entendu concocté mes deux annoncees humoristiques :

 

Suite au refus des Etats-unis de payer leur cotisation à l'UNESCO après l'adhésion de la Palestine comme membre permanent, la Chine envisagerait d'obliger l'Europe à installer tous ses centres commerciaux sous des pagodes avant de participer au financement de nos dettes.

 

Suite à la décision du premier ministre grec d'organiser un référendum sur le plan d'aide européen à son pays, le gouvernement français aurait décidé d'organiser un référendum sur les niches fiscales avant l'élection présidentielle de 2012.

j'ai saisi le personnage du crieur: il doit annoncer ce qu'il y a à faire, chanter, déclamer et réjouir le peuple (auquel il appartient).

 

J'ai longtemps hésité pour la chanson. Et puis, j'ai décidé de rendre hommage à Georges Brassens, mort il y a trente ans presque jour pour jour :

 

MARINETTE

 

Quand j'ai couru chanter ma p'tite chanson pour Marinette
La belle, la traîtresse était allée à l'Opéra
Avec ma p'tite chanson, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec ma p'tite chanson, j'avais l'air d'un con

Quand j'ai couru porter mon pot d'moutarde à Marinette
La belle, la traîtresse avait déjà fini d'dîner
Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con...

Quel bonheur de chanter et avec un gros mot que les enfants adorent !

 

Je suggère d'ailleurs à nos amies féministes de transformer l'insulte "con" en insulte "phallus". Imaginez que des copines se traitent de phallus entre elles ! Nous ne serions plus très loin de l'égalité hommes-femmes.

 

En guise de poème, j'ai voulu rendre hommage à Robert lamoureux, disparu il ya quelques jours, avec ce texte qui est une ode à la vie :

 

On trouve chez tous les libraires Des bouquins volumineux Ecris par des gens austères Sur les moyens d’être heureux J’m’suis flanqué des mots de tête A les lire inutilement Pour découvrir c’que c’est bête Le truc l’autre jour en me rasant Souris à la vie, le temps passera, Souris à la vie, la vie t'sourira. Suppose que tu perdes ta femme, Tes clefs ou ton porte-monnaie Tu vas pas en faire un drame,
Te rouler sur le parquet Précipite toi devant ta glace Et souris toi tant que tu peux Tu verra que les ennuies passe Quand on regarde un homme heureux Souris à la vie, le temps passera, Souris à la vie, la vie t'sourira. Je sais bien que c'est difficile
De sourire continuellement A moins d’être un imbécile On peut pas sourire tout le temps Mais c’est la qu’est la combine Pour pas prendre de tics nerveux Au lieu de montrer tes canines Tu souris avec les yeux. Souris à la vie, le temps passera, Souris à la vie, la vie t'sourira. Imaginez la planète
Si tout le monde en faisait autant Le gars qu’on condamne à perpéte S’taperai ça en rigolant C’est fini, y’aurait plus d’guerre Parce qu’enfin c’est bien connu On n’a jamais rien pu faire Quand on se marre comme un bossu Souris à la vie, le temps passera, Souris à la vie, la vie t'sourira, la vie t'sourira.

 

J'arrive ce 1er novembre au 33 rue des Poilus. Mestre Rémi est en congé, mais une partiie non négligeable des commerçants du centre-ville a décidé d'ouvrir ses boutiques. Une vraie ciotadenne m'écoute de bout en bout, ainsi qu'un monsieur bien mis. J'ai droit à des applaudissements pour les deux blagues.

 

Succès sur la place Sadi Carnot : l'ami Brassens est toujours applaudi. Un jeune damoiseau aimerait bien regarder les livres donnés par le Grand Portique, mais ses grands-parents ne sont pas sûrs d'être là le lendemain...

 

Carrefour de l'horloge, deux dames me demandent pour qui je travaille. "Pour l'association Le Grand Portique". Non, je ne gagne pas ma vie avec cela, une petite partie, mais "c'est mieux que rien".

 

Square Bouissou, j'ai soudain des applaudissement du 5ème étage. Ma voix porte bien

La boucherie du Maréchal Joffre s'avère encore plus cacophonique que d'habitude. "Bonne idée, des centres commerciaux en guise de pagode !", me glisse une dame.

 

A l'angle de la chapelle Sainte-Anne et de la rue Joffre, au milieu des étals de forain, j'ai mes minutes de gloire. ce carrefour retient littéralement les passants. Je discute, très ému, avec une dame sur la mort, sa singularité, et la façon dont chacun s'emploie à ne pas en parler ou à l'"amadouer" en pure perte. Je n'oublierai jamais madame, ces dix minutes de Toussaint avec vous.

 

Je poursuis avenue Géry, au bout de l'allée michel Simon qui passe devant le cinéma Lumière. Là encore, j'ai droit à des questions, cette fois sur l'enquête des calanques : "De toute façon il le faut, sinon on va bétonner jusqu'à la mer."

 

Et c'est dans une ambiance festive que je vais à ma boulangerie Lévêque, où l'on se remémore Brassens avec plaisir !

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