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LES ECHOS DU CRIEUR XXXXVIII

Aujourd'hui est un jour heureux

Le soleil d'or étend ses ailes

L'amour apprend des hirondelles

Un infini jamais sérieux...

 

Ma grande amie Suzel me rejoint ce jour pour me rappeler les moments où je n'étais que poète et chanteur et elle crieuse publique. c'était, il m'en souvient encore, en  l'an 2008.

Aujourd'hui, les disponibilités de Suzel ont fondu comme neige à la Ciotat, mais Suzel, momentanément, me revient, et nous retrouvons instantanément les complicités d'hier.

 

Il n'est pas tant de choses à dire : Exposition d'artistes féminines (ou d'artistes femmes, mais est-ce si important de préciser ? Ma part féminine d'homme et ta part masculine de femme, qu'en fait-on ?), poèmes en argot et des classes populaires, bourse aux armes (citoyens !), le retour de la vélorution, stage de Qi Gong, histoire de la séparation de Ceyreste et de La Ciotat par mon ami Guy Aillaud, exposition de boutis et travaux traditionnels, récital de chant de Sylvie Aveline.

J'ai choisi comme chanson de marins "la Marie-Joseph", immortalisée par les frères Jacques :

link

 

Ça nous a pris trois mois complets
Pour découvrir quels étaient ses projets
Quand le père nous l'a dit, c'était trop beau
Pour les vacances nous avions un bateau

D'un bond d'un seul et sans hésitations
On s'documente sur la navigation
En moins d'huit jours nous fûmes persuadés
Que la mer pour nous n'aurait plus de secrets

(Refrain)
Encore heureux qu'il ait fait beau
Et qu'la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu'il ait fait beau
Et qu'la Marie-Joseph soit un bon bateau...

Et pour poème, "îles" de Blaise Cendrars :

 

Iles

 

Iles

 

Iles

 

Iles où l’on ne prendra jamais terre

 

Iles où l’on ne descendra jamais

 

Iles couvertes de végétations

 

Iles tapies comme des jaguars

 

Iles muettes

 

Iles immobiles

 

Iles inoubliables et sans nom

 

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous

 

Blaise CENDRARS, Feuilles de route (1924)

 

Le petit Killian est avec nous et dira à chaque étape "le bonhomme de neige" de Jacques Prévert

 

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village. il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison, il entre sans frapper
Dans une petite maison, il entre sans frapper.
Et pour se réchauffer, et pour se réchauffer,
S'asseoit sur le poêle rouge
Et d'un coup disparaît
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe
Et puis son vieux chapeau...

Jacques Prevert

 

Chez Mestre Rémi, j'arrive seul. Iles est un bon poème d'adresse. Les deux téléviseurs couleurs d'avant la TNT ne trouvent pas preneurs. Par contre, l'annonce de victimes de l'incendie de la résidence La Marine en face des impôts

et cherchant un T3 pas cher interpelle. Les artistes cherchant 400m2 pour installer une tente berbère et y jouer un spectacle ne laisse pas indifférent non plus, mais vec le sourire. Est-ce qu'il reste 400m2 disponible à La Ciotat ?

Enfin, j'ai une seule annonce humoristique, actualité oblige :

 

Suite à la victoire de The Artist aux oscars états-uniens, les chanteurs français voulant faire une carrière internationale ont tous décidé de chanter...sans paroles.

 

J'ai à peine terminé Rue des Poilus que Suzel et Killian me rejoignent. Place sadi carnot, il n'y a personne et le restaurant n'est toujours pas terminé, amenant bruit et poussière.

Nous nous installons donc Carrefour de l'Horloge. Même si le pichot Killian a peu de voix, il dit le poème avec force et nous le chantons après lui. Il y a un peu de monde, déjà.

 

Square Bouissou, nous parlons pour une poignée de personnes, dont une fée bienveillante qui nous communique des numéros de téléphone pour la famille sinistrée, mais c'est à l'angle de l'église Sainte Anne et de la rue Foch que nous retrouvons la foule des grands jours de beau temps. Puis Suzel repart pour d'autres aventures...

 

Sur lemarché, angle avenue Géry et rue Michel Simon,le bonheur est à son comble. les forains m'acuceillent, une dame chante avec moi La Marie-Joseph et la blague sur the Artist fait rire, parfois jaune, car elle n'est pas si innocente que cela...idem angle avenue Géry et rue Pasteur., avec mon compère le marchand, je m'amuse bien et les feuilles de chou s'éparpillent entre les mains des gens.

 

Je termine par les boulangeries  Lévêque, avec l'hombre qui parle de corrida et d'animation et boulangerie Tomas

pour parler de Gainsbourg, du génie et de sa valeur véritable. Est-ce que quelque chose qui plaît au plus grand nombre est génial ?

 

J'ai oublié la bibliothèque !  A midi je déboule et harangue doucement puisqu'en un lieu solennel. Les enfants ici et ailleurs me regardent comme si j'allais leur distribuer des friandises. Oui, mais des friandises...spirituelles !

 

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C
Voir mon blog(fermaton.over-blog.com),No-25. - THÉORÈME DU TOUT. - TU AIMES LE MONDE ?
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