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Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.

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LES ECHOS DU CRIEUR L

Bonjour,
 
ce matin, j'ai eu le plaisir de demander aux personnes présentes en centre-ville le thème qu'elles préféraient pour la fête des places.
Voici les résultats :
Cinéma : 15
Recyclage : 9
La vie à l'époque de la cité ouvrière : 22
Zen : 12
Les mots vivants du Provençal : 7
 
C'est donc sans conteste la cité ouvrière qui gagne !
Le plus intéressant, qualitativement parlant, c'est que les gens ont mis en avant la nostalgie de la fierté ouvrière, qu'ils soient jeunes ou vieux, et le fait que La Ciotat ne devrait pas devenir une ville de bourgeois.
Pour le cinéma, ils ont parlé de la fierté d'être la ville où eurent lieu les premières projections.
Pour le zen, ils ont parlé de la nécessité de s'ouvrir face à l'amas de tensions provoqués par les pitreries politiciennes du moment.
Pour le recyclage, les dimensions écologique mais aussi pratique ont été mises en avant.
Enfin, même les anciens ont reconnu que le Provençal était à l'agonie.
 
J'ai donc allongé un peu ma visite de crieur, mais avec quel plaisir, et quelles discussions !
Ma chanson de marin a fait chanter plusieurs personnes, car il s'agissait ni plus ni moins que de "nous irons à Valparaiso" :
Hardi les gars, vire au guindeau
Good bye farewell, good bye farewell
Hardi les gars, adieu Bordeaux
Hourra ! oh Mexico ooo
Au cap Horn, il ne fera pas chaud
Haul away hé, hou là tchalez
A faire la pêche au cachalot
Hale matelot et ho hisse et ho
Je dédie ce poème aux victimes de Fukushima et à toutes les futures victimes du nucléaire :
 

Mars se réveille

Hiver encore au cœur du faux soleil

La vague a emporté les morts

Loin de leurs paisibles tombeaux

Nous voici tout un peuple orphelin de linceul

Nous éclairons

De toute la passion de nos archives

Les réacteurs ensevelis

Il faut vivre puisque l’amour

Partout nous attend.

 

Cette journée commence lentement, mais il ya beaucoup de choses à dire : le salon nautique, les expositions de M. Pes et de Viviane Espinosa, le salon des antiquaires, la veillée à l'ancienne, la conférence sur mars, la manifestation pour la sauvegarde du micocoulier de la place des maquisards, les projections internationales tout public sur le thème de l'eau, l'heure du conte, la conférence sur la commune de Paris et de Marseille, l'hommage à Brassens, les premières rencontres de jeu de rôles, le loto en provençal, les championnats de France d'apnée, et pour les annonces humoristiques, voici :

 

 

Suite au sondage montrant qu’une majorité de Français est favorable à l’euthanasie active, l’union des maisons de retraite privées aurait demandé à ce que l’on respecte jusqu’au bout la notion de vie chez l’être humain, fût-ce avec des machines.

 

Suite au sondage montrant qu’une majorité de Français est favorable à l’euthanasie active, le syndicats des armuriers français aurait demandé que l’on permette la vente libre d’armes de poing à tout possesseur d’une carte senior.



Ces blagues feront rire jaune, mais rire tout de même.



Commençons rue des Poilus avec mestre Rémi. Tout en douceur, mais un curieux s'arrête et s'éclipse avant que je ne lui mette le grappin dessus. Et une photographe de la mairie me prend sous toutes les coutures. dire que je ne lui ai même pas demandé de m'envoyer le résultat pour mon dossier de promotion.



Place Sadi Carnot, les beaux jours revenant, on compte une quinzaine de personnes qui vont répondre au sondage. "Avis à la population !", me crie un monsieur en m'apercevant. Les nefnats m'appelent Peter Pan.



Carrefour de l'horloge, on milite pour le thème de la cité ouvrière. c'est ici que la nostalgie est la plus forte, avec en plus une fierté de ne pas être bourgeois.



Square Bouissou, le sondage avance un petit peu par la poignée de dames  furetant devant le magasin de chaussures pour enfants Dam Dam.



Laissant la boucherie de la rue Joffre encore vide derrière moi, je m'engouffre au restaurant populaire Comme A La Maison. Le sondage se poursuit et une vieille dame me demande d'appeler sa fille afin qu'elle la retrouve. merci, Michel, pour le portable (je n'emporte JAMAIS mon portable dans ma besace).



Angle rue Joffre et chapelle sainte Anne, il commence à y avoir du monde et mon changement de costume questionne les gens. Cest le moment magique où on m'annonce que mon annonce liée à la recherche d'un logement suite à l'incendie de la résidence La marine face aux impôts a porté ses fruits ! Hourrah ! Et merci encore à la fée Isabelle pour ses secrets !

 

Dès lors, je vole sur le bitume, sourit dans la bibliothèque presque déserte, harangue les passants sur mes deux haltes du marché et concentre mes efforts sur le sondage. je crois que le loto en Provençal en a ragaillairdi plus d'un.

 

Je termine à la boulangerie Tomas (j'ai oublié la boulangerie Lévêque, mille excuses !) où commence une discussion sur les fêtes, les paëllas et les chansons des enfants à La Cité ouvrière, avec ses projections de films sur lesmurs au port-vieux.

 

Oui, la nostalgie a gagné, mais avec elle l'âme de La Ciotat qui refuse de se liquéfier dans le ventre mou d'une carte postale. La lutte continue...  

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