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Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.

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LES ECHOS DU CRIEUR LIII

Aujourd'hui, il devait pleuvoir

La météo l'avait prédit

Allais-je faillir au devoir

Ou me munir d'un parapluie ?

 

Eh bien non ! Le soleil est là.

Comme prévu, je commence par l'angle de l'avenue Géry et la rue Pasteur. "Qu'est-ce que tu fais là ? Ah mais c'est vrai que tu l'avais dit !".

Effectivement, il y a foule à cette heure, un peu avant 10 heures du matin.

 

Il y a peu d'annonces en cette semaine pascale : les expositions de 4 artistes dans le vent aux Pénitents Bleus et de Mlle Juaneda (à prononcer ou pas à l'espagnole) à la galerie du Port, la découverte des métiers des espaces verts aux Jardins de l'espérance, la soirée d'improvisation au restaurant comme à la maison, le journée de l'olivier et le marché aux fleurs, la soirée Brassens à la salle  de la culture de Ceyreste et la soirée de fiesta andalous eet de paëlla à la salle Paul Eluard.

 

Comme chanson, après le Carnaval, j'annonce qu'il est arrivé :

 

Carnaval es arribat

Farem la festa, farem la festa

Carnaval es arribat

Farem la festa dins lo prat

 

Je reprends la graphie occitane, mais je peux me faire mistralien, tè !

 

Carnaval es arriba

Faren la festo, faren la festo

Carnaval es arriba

Faren la festo dins lo pra.

 

Et puis un beau poème de Jules Laforgue tout empreint de lucidité pour ce poète mort à 27 ans :

 

Jules Laforgue (1860-1887)

 

 

Veillée d'avril

Il doit être minuit. Minuit moins cinq. On dort.
Chacun cueille sa fleur au vert jardin des rêves,
Et moi, las de subir mes vieux remords sans trêves,
Je tords mon cœur pour qu'il s'égoutte en rimes d'or.

Et voilà qu'à songer me revient un accord,
Un air bête d'antan, et sans bruit tu te lèves
Ô menuet, toujours plus gai, des heures brèves
Où j'étais simple et pur, et doux, croyant encor.

Et j'ai posé ma plume. Et je fouille ma vie
D'innocence et d'amour pour jamais défleurie,
Et je reste longtemps, sur ma page accoudé,

Perdu dans le pourquoi des choses de la terre,
Ecoutant vaguement dans la nuit solitaire
Le roulement impur d'un vieux fiacre attardé.

 

Et j'ai mes annonces humoristiques (merci, le monde.fr !) après mon télévisuer d'avant TNT à donner:

Suite au regain de tension entre l'Argentine et le Royaume-Uni au sujet des îles Malouines, David Cameron aurait proposé à Nicolas Sarkozy de construire un porte-avion moitié français, moitié anglais. Les mois en R, le porte-avion serait anglais, l'été, le porte-avions serait en révision, le mois de  mai et les trois premières semaines de juin, le porte-avions serait français.

 

Suite à la baisse de taille réglementaire minimale de 1M45 à 1M42 pour les militaires nord-coréens pour cause de carence alimentaire, les États-Unis d’Amérique auraient décidé d'augmenter le poids réglementaire minimal de leurs soldats de 90 à 100  kilos.

 

Sitôt ma déclamation sur le marché terminée, je file avec 5 minutes de retard chez mestre Rémi qui feint d'être offensé, mais qui comprend. Il faut à la fois être dans la vieille ville et sur le marché, mais se soucier aussi du nombre de personnes rencontrées. Il y a peu de monde devant le 33 rue des Poilus, mais cela va en augmentant. la fée Isabelle et deux de ses amies se pencent à leur fenêtre et m'écoutent un instant.

Place Sadi Carnot, je suis impressionné par la guerre de position des terrasses. Je suis curieux de voir la répartition géographique cet été, lorsque tous les touristes seront là. je parle pour une quinzaine de personnes, cela augmente de semaine en semaine et je parle à une jeune femme préparant le concours d'infirmière dont je connais la mère. Nous discutons de la beauté et de son lien avec la vocation.

 

Carrefour de l'horloge, lieu de rencontre par excellence, entre les saluts et les embrassades, je parviens à déclamer. cette semaine, le poème semble attirer des personnes (des femmes, bien souvent) aussi bien que la chanson.

 

Square Bouissou, un peu de monde, enfin, entre la boutique Dam Dam et feu l'espace Michel Simon. J'ai une pensée pour cet homme et suis triste de cet abandon. Qui sera capable de définir une politique culturelle cohérente pour La Ciotat axée à la fois sur le patrimoine et les nouveaux acteurs du territoire ?

 

La boucherie du Maréchal Joffre est presque vide. Le beau temps et la viande ne font pas bon ménage, semble-t-il. Les sportifs saisonniers ressortent leurs équipements, on rêve de salade et de régime...je bénéficie tout de même d'un bel accompagnement à la scie électrique d'un boucher.

 

Angle rue Joffre et place Esquiros, je retrouve le public à ce passage obligé d'entrée de ville. Le marché aux fleurs a ses adeptes. On vient me parler d'un poème et du Festival de Poésie Partagée qui vient de s'achever dimanche.

J'en oublie la bibliothèque et la boulangerie lévêque !

Et je me retrouve angle rue Michel Simon (sic) et avenue Géry pour déclamer devant de nombreuses personnes. Quelques-unes viendront me remercier de cette animation régulière. C'est bien parce qu'il y a ces sourires et ces encouragements que je continue.

 

Angle avenue Géry et rue pasteur, je retrouve ma station de départ entre les vêtements, les fruits et légumes et les olives ! Excellent endroit où les forains et les passants m'attendent ! j'aurais ensuite une discussion sur le regard des hommes et la beauté des femmes. décidément, c'est le printemps.

Je finis à la boulangerie Tomas. Belle discussion sur l'IRM obtenue grâce aux pétitions des habitants, me dit-on !

Aujourd'hui, j'ai de quoi manger ce midi grâce à mes cris : du pain et des olives. Mes ancêtres romains seront fiers de moi.

 

 

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