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LES ECHOS DU CRIEUR LV

On attendait le Mistral et voici le beau temps.

Les élections battent leur plein. J'attends

Un moment où chacun sera responsable

De tous et de chacun devant la même table.

 

J'ai peu d'inspiration ce matin pour les annonces humoristiques :

 

Suite à la décision des autorités néérlandaises de gazer les 50000 oies sauvages proches de l’aéroport d’Amsterdam afin d’éviter les risques d’accident, les producteurs de foie gras du Gers auraient proposé de ramener les oies en France à leurs frais afin de les tuer après les avoir gavées.

 

Vous imaginez ! 50 000 oies ! Et ce mot de "gazer" qui nous ramène à un passé terrifiant...

 

Heureusement, j'ai eu plus d'inspiration pour le poème :

 

Poème du crieur public

 

Mois d’avril

 

Mois d’Avril, ô mois d’Avril

Découvre-toi d’un péril

Offre-nous le printemps doux

L’automne et l’été itou

 

Libère-nous des prisons

Et des poisons de la vie

Accroche-nous des poissons

Et des présences d’esprit

 

Pleus sur les champs, sur nos âmes

Offre la paix du calame

Dénude les pieds des filles

Offre-leur force jonquilles !

 

Et demeure notre ami

Dans le pays du bien-vivre

Du rire et de l’harmonie

Fais que la France soit ivre !

 

FG 22H21 16 avril 2012.

 

Pour chanson, j'ai choisi Margoton soto un poumié (Margoton sous un pommier, dite également "lou gibous", le bossu). il se trouve qu'elle se chante sur le même air que "le curé de Camaret". J'aurai à chaque fois cette explication pour que les gens ne s'imaginent pas que je me sers du provençal pour dire des grossièretés !

 

Il y a beaucoup de choses à dire, cette semaine : le don du sang salle saint-marceau, l'heure du conte à la bibliothèque, les deux danseurs et l'hommage à Astor Piazzola au théâtre du Golfe, le vide-grenier place Evariste Gras, le concert des profs et des élèves du conservatoire de musique à l'atelier Jazz Convergences, la soirée sur le cinéma sud-américain au cinéma Lumière et, surtout, la grande nouvelle : une semaine d'ateliers gratuits culturels et sportifs au complexe Masse !

 

Surr le marché, il y a foule angle rue Pasteur et avenue Géry. Lou gibous est une chanson entraînante.

Retour dans la rue des Poilus, chez mestre Rémi. je commence doucement devant quelques personnes. Un couple s'arrête et attend la fin de la déclamation pour me demander où est la bibliothèque pour l'heure du conte.

 

Place Sadi Carnot, je croise une ribambelle de bambins de l'Abeille. Ils semblent tout heureux de m'écouter ! Un enseignate me demande si je peux venir à l'Abeille. Un autre couple me demande si la galerie du port est ouverte le matin.

Carrefour de l'horloge, un monsieur s'excuse de ne pas donner son sang car il est diabétique.

 

Je délaisse le square Bouissou car il est vide. A la boucherie du Maréchal Joffre, une vingtaine de personnes n'en croient pas leurs oreilles et le brouhaha va crescendo.

 

Angle rue Foch et place Esquiros, la foule est à son comble. les enfants sourient, Quelques applaudissements retentissent. Une dame questionne au sujet du vide-grenier.

 

Mes premiers applaudissements à la bibliothèque ! Cela fait un peu bizarre...plusieurs personnes n'en reviennent pas de ces 50000 oies qui vont être gazées.

 

Boulangerie Tomas, les élections travaillent un client qui passe avec la Marseillaise sous le bras. La discussion évolue alors vers la langue provençale et la façon de la prononcer, notamment avec l'accent tonique, les diphtongues et les triphtongues.

 

Angle rue Michel Simon et rue Pasteur, je bénéficie d'une grande écoute. Je suis juste à côté d'une table du printemps provençal qui vend de délicieuses confitures maison et les personnes présentes vont chanter avec moi lou gibous. Apparemment, je ne me débrouille pas trop mal. Permettez-moi d'en exprimer ici une certaine fierté.

 

Je repasse par l'angue rue Pasteur et avenue Géry pour le final du marché  avant de clore définitivement boulangerie Tomas où l'on me réclame la Coupo Santo. Hum, hum ! J'hésite encore vant de prononcer un hymne...

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