Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Quelle reprise, mes aïeux !
revenu de Normandie et de savoie, j'affronte à nouveau le regard du public ciotaden. Il y a bien sûr tpute la population locale qui me reconnaît et me reproche en partie mes vacances, et surtout la masse des touristes qui ne me connaissent pas.
Le flux des touristes fait plaisir à voir. L'énergie du public est communicante. Mieux vaut reprendre en Août qu'en Février !
Je n'ai pas eu d'inspiration pour la chanson. J'ai hésité entre une chanson sur le nucléaire, mais elles ne me semblaient pas assez forte (Antoine ou Renaud mais pas les meilleures) ou bien sur le mois d'Août (Ray Ventura ou Pierre Perret mais pas assez travaillées). J'opte donc pour quelques vrives en tîte, et puisque ma mie est absente, allons-y pour une chanson mélancolique de Gilles Vignault :
J'ai fait de la peine à ma mie (bis)
Elle qui ne m'en eût point fait
Qu'il est diffcile !
Qu'il est diffcile d'aimer, qu'il est difficile ! (bis)
Je rajoute un poème de mon crû :
Août est utile à nos poèmes
C’est le mois gracieux où l’on aime
Sans même comprendre pourquoi
L’amour veut pourfendre les lois
Août est un grand dévastateur
Devant le train-train de ces heures
Qui languissaient de te connaitre
Jeune fille femme peut-être
Clair esprit au divin langage
Et dont la promesse sauvage
Se brise sur le doux aveu
Je ne connais rien que nous deux
Je n’existe que pour vous plaire
Mois d’Août ô grand paratonnerre
De la Vierge et puis d’Aphrodite
Et vous me reviendrez bien, dites ?
Peu d'annonces dans mes boîtes aux lettres (bibliothèque, restaurant OCALM et boutique Aventuris) en cette reprise, et pour cause !
Il me reste les nouvelles : d'abord le festival Jazz en Août du mercredi 8 au samedi 11 Août, les expositions de sculptures et poteries à la galerie du port, de photos aux Pénitents bleus, les trésors cachés du Musée ciotaden, les peintres en plein air places Sadi Carnot et Evariste Gras, le sauveteur Tour à la grand eplage et le don du sang.
Retour chez mestre Rémi rue des Poilus où le redémarrage est difficile. Je dois réapprendre à placer ma voic. Mais c'est comme la bicyclette, cela ne s'oublie pas. Et voilà déjà les enfants qui regardent le lutin vert !
Place Sadi Carnot, il y a du monde et mes deux blagues font mouche :
Suite à l’apologie du nationalisme et de la compétition durant les jeux olympiques de Londres, le Comité International Olympique ayrait décidé de remplacer les JO par les jeux de la solidarité. La devise « plus loin, plus haut, plus fort » serait remplacée par « tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais ! »
Suite à une étude montrant que les Français dépensent plus dans les jeux de hasard en temps de crise, le gouvernement français aurait décidé de limiter le nombre de paris par personne afin de faire retrouver à notre pays la prospérité qu’il mérite.
Ces blagues vont faire rire et réagir tout aulong du parcours...
Carrefour de l'Horloge, je retrouve les habitués. Dire que jusqu'à la Révolution, c'était ici le coeur de la ville. Il semble qu'une part de l'identité de La Ciotat demeure ici, au pied de la tour disparue.
Le square Bouissou est occupé par la terrasse d'un salon de thé. Incroyable pour ce bienfaiteur d 'antan qui offrait ses services aux pauvres et doit se retourner dans sa tombe ! Comme de plus la terrasse est vide, je n'insiste pas et file à la boucherie de la rue du Maréchal Joffre. J'y retrouve le bruit et la fureur habituels, heureusement compensés par un retraité qui réclame le poème avec passion.
A l'angle de cette même rue et de la place Esquiros, malgré l'absence des primeurs, je retrouve le marché dans toute sa splendeur et les sourires de connivence.
Attention, je quitte la vieille ville et plonge dans les entrailles de la bibliothèque où je peux dire comme un temple mes tirades. j'ai droit à un bel assentiment et au sourire d'une petite fille à qui je tends ma feuille de chou
Avenue Géry, je retrouve mes commerçants favoris, mais plus haut, ange rue Pasteur, les vendeurs d'olives ont disparu. L'accueil est chaleureux et les hordes de touristes se disputent l'honneur de me prendre en photo. Une dame déguste tendrement le poème.
Je termine à la boulangerie Tomas avec une petite discussion sur la rêverie.
Vite, une bonne douche !