Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Et au tour de la Haute Savoie pour ce numéro 74. Nostalgie de l'enfance et de l'adolescence, "la rivière Menoge" et la pierre des fées...
Frank Alamo étant mort la semaine dernière , j'ai décidé de lui rendre hommage avec ce titre, reprise en français de "sweets for my sweet" des Searchers :
Refrain :
Biche, ô ma biche, lorsque tu soulignes
Au crayon noir tes jolis yeux
Biche, ô ma biche, moi je m'imagine
Que ce sont deux papillons bleus...
Tenant d'une main ta petite glace ronde
Tu plisses ton front enfantin
Et de l'air le plus sérieux du monde
Tu dessines en un tournemain un œil de (Refrain)
Il faut reconnaître que Franck Alamo, ancien chanteur soliste des petits chanterus à la croix de bois, chantait beaucoup mieux que les Chercheurs.
Pour revenir dans le poème, j'en ai choisi un doux et plaisant :
(1872-1943)
Les cheveux flottants et la gorge nue,
Au sein d'un val où j'étais seul,
Une femme est venue.
Calme, en traversant l'ombre d'un tilleul,
Elle s'embellit d'un sourire,
Quand elle me vit seul,
Et, parfumant l'air d'une odeur de myrrhe,
Elle vint s'asseoir près de moi,
Ne cessant de sourire.
Puis elle m'offrit, vibrante d'émoi,
Le baiser de sa lèvre rose,
En s'inclinant sur moi,
Les cheveux flottants, la bouche mi close.
A dire cette semaine : les clowns Anthony, qui semblent avoir perdu leur chapiteau à Plan de Campagne lors de la mini-tornade de la fin de semaine dernière (seront-ils là ?), la grande soirée dansante à la salle Paul Eluard sur le thème des années 60 à 80, les expositions de photographie aux Pénitents bleus et de peintures à la galerie du Port, la comédie "secrète-partie" au théâtre du Golfe, la découverte de la planche aérotractée à l'esplanade Langlois...et deux associations en mal de moyens :
Association caritative cherche un fourgon entre 9 et 12 mètres cube.
Association culturelle recherche chaises pliables : 06 28 48 48 88
Enfin, j'ai sué un peu pour mes blagues :
Suite à l’acceptation par le Royaume-Uni d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, la France aurait proposé un référendum sur l’indépendance de la Bretagne, la Bourgogne, la Provence, le Languedoc, la Corse…etc…
Suite à la déclaration du recteur de la mosquée de Cannes déclarant que les jeunes musulmans radicaux pris dans un coup de filet antiterroriste étaient ignorants de la religion et assidus aux prêches, le gouvernement français aurait décidé de surveiller les élèves assidus et ignorants des grandes écoles de commerce afin de prévenir une montée du capitalisme radical .
Le Mistral a refroidi l'atmosphère et je n'ai dû qu'à son renoncement ce jour la maintien de ma vêture d'été, provoquant des remarques quasi-permanentes des Ciotadennes et Ciotadens.
Devant le 33 rue des Poilus, cela commence avec une discussion sur la survie des commerçants depuis une dizaine d'années et l'interrogation sur la dissolution d ela fête des places dans 1720. Il est loin le temps où le commerçant gagnait bien sa vie ! Biche ô ma biche a du succès. "Oh, il est mort ?", me demande une dame tout chagrine.
Place Sadi Carnot, les vestes ont supplanté les chemises. Une quinzaine de braves en terrasse, dont peu me connaissent. Finalement, c'est la chanson et les annonces humoristiques qui leur plaisent le plus. Un Monsieur m'interroge sur le prochain vide-greniers.
Carrefour de l'Horloge, revoici le café ouvert ! Et voici des personnes qui s'arrêtent que je ne connais pas. Des dames chantonnent en passant, mais refusent de chanter avec moi "pour éviter la pluie".
Square Bouissou vide comme à l'accoutumée et de surcroît flanqué d'une voiture et d'un échafaudage bruyant. Cela me permet tout de même de constater le changement opéré par le slevin café dans les anciens locaux de l'espace Michel Simon.
Ah, la boucherie de la rue du Maréchal Joffre ! Quel succès ! Il est vrai que j'essaie de monter un peu dans les aigus, toutefois moins que Frank ! J'entame une discussion sur le poème et les balades humoristico-instructives de La Ciotat.
Angle rue Joffre et chapelle Sainte Anne, je retrouve mon marché, mes forains, mes publics...Un monsieur me promet d'envoyer ma prestation chantée sur face de bouc.
A la bibliothèque, je déroule tranquillement lorsque je m'aperçois qu'un farceur a mis dans ma boîte aux lettres le programme du théâtre du Golfe. Je sors le programme et je lis : Carmen à...Toulon ! C'est tout pour cette semaine !
Je poursuis avenue Géry où une dame danse sur biche ô ma biche et où un forain me donne une obole. il est jeune, donc tout n'est pas perdu !
Angle rue Pasteur, tout le monde s'en va et m'accueille goguenard. Heureuseemnt, le public en redemande.
Je termine à la boulangerie Tomas où Frank Alamo garde ses thuriféraires...