Infos des animations proposées par l'association éponyme sur l'ouverture au monde.
Numéro 75, mais je fêterai le numéro 100 comme il se doit !
Quelle pluie, qui ne s'arrête pas ! Qui trouverai-je dans les rues ce matin, le Ciotaden n'aimant guère l'eau que dans le pastis ?
Beaucoup de choses à dire pourtant : les expositions Empreintes et les peintures de Frédéric Jordi, la prolongation du cirque Anthony mardi et mercredi, les chansons de Gérard Chaumont au Grand Portique, le spectacle-rencontre des chanpoètes au restaurant comme à la maison rue Joffre, le concert de l'ensemble vocal de la maîtrise Gabriel Fauré, la soirée boeuf jazz à l'atelier jazz Convergences... comme chanson, les sanglots longs de Paul Verlaine sur un air de jazz :
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Et quelques mini-poèmes de mon crû :
Poèmes du crieur public
Lorsqu’il pleut, tes yeux brillent
Et le soleil revient
Par la fenêtre ouverte.
***
La pluie est une désorganisation de la sécheresse du cœur humain
Qui ne crie pas le soir a crié le matin.
***
Il pleut des cordes je m’enroule
Et je lave mes cheveux sales
Dans la prison des capitales.
***
Aimer est pluie de l’âme
Aimer est pluie d’esprit
Aimer est pluie du corps
Aimer vaut trois accords.
FG 22 octobre 22H15
Rien de nouveau sous la pluie des petites annonces : on cherche toujours un fourgon entre 9 et 12 mètres cube, des chaises (idéalement pliables), et il y a une location de studio de 31m2 pour 490 euros.
Il y a tellement de nouvelles en ce moment que j'ai eu du mal à chosir mes deux annonces humoristiques. Finalement, j'ai renoncé à une mauvaise contrepèterie sur les salles de shoot (les châles de soute ? les tâches de soul ?) et :
Suite à la proposition de la ministre des droits de la femme d’expliquer dans les manuels scolaires l’orientation sexuelle des personnages historiques, le Mouvement religieux International aurait décidé de demander qu’y figure également leur identité religieuse. Ce qui donnerait des merveilles telles que : Rimbaud, bisexuel athée, auteur du bateau ivre…
Suite à une étude montrant que 45% des mères célibataires terminent le mois à découvert, l’Union des Riches de France aurait proposé de leur prêter des vêtements régulièrement.
Pluie battante chez mestre Rémi. Heureusement que les commerçants sont là sur leur pas de porte et que quelques braves ralentissent pour m'écouter un peu.
Place Sadi Carnot, je fais la terrasse de des côtés en café, seul établissement à braver les intempéries. Agréable surprise pour les personnes à l'intérieur du fait de la porte ouverte ! La discussion sur les orientations sexuelles bat son plein. Le patron me propose un système de récupération de l'eau de pluie du chapeau jusqu'à un réservoir pouvant, me dit une cliente de l'intéreiur, servir de gourde. Amies écologistes, aidez-moi à réaliser cela !
Carrefour de l'horloge, la pluie est plus faible. Une dame fredonne avec moi les sanglots longs.
Le square Bouissou plus vide que jamais...
A la boucherie rue Maréchal Joffre, une poignée d'irréductibles ciotadens a bravé le ciel, et nous voilà devisant et chantant joyeusement. On me rappelle la phrase tirée du vers de Verlaine annonçant le débarquement en 44 : Les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon cœur d'une langueur monotone (bercent comme dans la chanson que Charles Trénet fit du poème de Verlaine).
Une belle annonce de séducteur à venir la semaine prochaine naît également en ce lieu.
A l'angle de la chapelle Sainte Anne et de la rue Joffre, peu de monde pour une fois, mais quelques chanteurs et chanteuses occasionnelles. Avant cela, j'ai au restaurant "comme à la maison" échangé avec deux clients et l'un d'eux m'a parlé d'une balade historique en vélo de la ville.
Ah, la bibliothèque ! Je suis comme au sermon et mes ouailles m'écoutent. La médiathèque se rapproche, semble t-il. De bonnes nouvelles !
Sur le marché avenues Géry et pasteur, il ne reste plus grand monde, mais on applaudit mùon courage et mes éternuements. Il est temps de passer au costume d'hiver !
Je termine à la boulangerie Tomas sous le regard médusé des jeunes de l'IUT.