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LES ECHOS DU CRIEUR LXXXVII

Surpris de voir Rémi rue des Poilus, mais je sens bien que c'est la dernière fois.

 

Au programme : une chanson en langue d'OC

 

Lo nòstre ase/Notre âne
Chanson à danser
(Occitan)

Lo nòstre ase es vengut baug,
Vòl pas manjar la civada
Lo nòstre ase es vengut baug,
Vòl pas manjar la civada
La vòl pas manjar sonca que siaga curvelada.
La vòl pas manjar curvelada la ie caldrà.

Lo nòstre ase es vengut baug,
Vòl pas manjar las cauçidas
Lo nòstre ase es vengut baug,
Vòl pas manjar las cauçidas
Las vòl pas manjar sonca que siagan perbolidas.
Las vòl pas manjar, perbolidas las ie caldrà.

Anètz pas al bot del pont
Se siètz pas de fins dançaires
Anètz pas al bot del pont
Se siètz pas de fins dançaires
Ba vos diràn ben aquelas morres-relevadas*.
Ba vos diràn ben se dançatz pas a lor plaser.
La traduction ! De segur !
Notre âne est devenu fou,
Il ne veut pas manger l'avoine
Notre âne est devenu fou,
Il ne veut pas manger l'avoine
Il ne veut pas la manger, seulement si elle est décortiquée,
Il ne veut pas la manger, il la lui faudra décortiquée.

Notre âne est devenu fou,
Il ne veut pas manger les chardons
Notre âne est devenu fou,
Il ne veut pas manger les chardons
Il ne veut pas les manger, seulement s'ils ont été blanchis,
Il ne veut pas les manger, il les lui faudra blanchis.

N'allez pas au bout du pont
Si vous n'êtes pas de fins danseurs
N'allez pas au bout du pont
Si vous n'êtes pas de fins danseurs
Elles vous le diront, ces demoiselles pleines de toupet
Elles vous le diront si vous ne dansez pas comme il leur plaît.
Un rythme très enlevé pour cette chanson à danser !
Un petit poème de Totor (eh oui, Victor et moi sommes très intimes !) :

Victor HUGO   (1802-1885)

Janvier est revenu. Ne crains rien, noble femme !

Janvier est revenu. Ne crains rien, noble femme !
Qu'importe l'an qui passe et ceux qui passeront !
Mon amour toujours jeune est en fleur dans mon âme ;
Ta beauté toujours jeune est en fleur sur ton front.

Sois toujours grave et douce, ô toi que j'idolâtre ;
Que ton humble auréole éblouisse les yeux !
Comme on verse un lait pur dans un vase d'albâtre,
Emplis de dignité ton cœur religieux.

Brave le temps qui fuit. Ta beauté te protège.
Brave l'hiver. Bientôt mai sera de retour.
Dieu, pour effacer l'âge et pour fondre la neige,
Nous rendra le printemps et nous laisse l'amour.

1er janvier 1842.

 

Que de nou ? Quoi de neuf ?

 

La foire aux soldes à la salle Paul Eluard, le cirque Zavatta esplanade Langlois, Lynda Kent au théâtre du Golfe (pop-jazz) et les portes ouvertes de l'atelier Jazz Convergences bendredi, les musiques et chansons traditionnelles italiennes au théâtre du Golfe, la pièce de théâtre un air de famille par la compagnie "le rideau rouge" samedi, le film "les fils du vent" dimanche au cinéma Lumière... côté petites annonces, une dame cherchant un meublé ou une chambre indépendante la deuxième et la quatrième semaine de chaque mois, la recherche de témoignages sur le Carré Saint-Jacques par Cri Mémoire...et les annonces humoristiques :

 

Suite à l’annonce par l’Iran de l’envoi d’un singe dans l’espace et de son retour sur terre sain et sauf, la Corée du Nord s’apprêterait à lancer un missile piloté par un cochon d’Inde…

 

Suite au projet de loi sur la parité hommes-femmes dans l’enseignement supérieur, le mouvement homophile français plancherait sur un projet de loi sur la parité homo-hétéro dans les conseils d’administration des entreprises publiques et privées.

 

Rémi, donc, à la revoyure et bonne chance pour ta reconversion ! Désormais, je me posterai en face, si  Sandrine et Audric le veulent bien. Le pâle soleil retient peu les gens. On me demandera souvent de chanter plus. Non, Madame ! Je suis crieur, moâ !

 

Place Sadi Carnot, quelques gens fument ou parlent dans leur portable. Ils me font finalement bon accueil.

 

Carrefour de l'Horloge, le patron s'est levé bien tard et va sans doute se servir un café catalan de derrière les fagots !

 

Le Père Noël est seul square Bouissou.

 

Ah ! La grande boucherie ! Peut-être est-ce la dernière fois que je m'y rends. Une seule personne m'écoute, jeune maman promenant sa poussette où le pitchoun dort à poings fermés.

 

Ce sont mes haltes sur le marché qui font recette, avec ces applaudissements, ces interpellations, et cette vieille dame qui chante avec les quelques dents qui lui reste une chanson polissonne de 14-18. C'est aussi l'écoute religieuse à la bibliothèque et cette demande dans ma boîte aux lettres de la chanson "la java des bombes atomiques" de Boris Vian pour la semaine prochaine.

 

Je termine à la boulangerie Tomas où j'ai la chance de tomber sur M. Literi, tailleur de pierre sur la route de Marseille, qui a notamment façonné la déclaration des doroits de l'Homme et du Citoyen de la place de la liberté et la commémoration du 550ème anniversaire de la ville au Bérouard. Avec des anecdotes savoureuses à la clé : 10 jours et nuis pour achever à temps la déclaration et 3 jours pour réécrire le monument commémoratif parce que le nom du maire de l'époque était mal orthographié sur les documents fournis par les services de la ville !

 

Comme quoi on savait déjà bien rire en ce temps-là !

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